Elor Azaria soutient les 5 soldats inculpés
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Elor Azaria soutient les 5 soldats inculpés

L'ancien tireur de Hébron a manifesté devant le tribunal militaire, appelle les soldats jugés à "rester forts" et soutient que personne ne peut juger leurs actes

L'ancien soldat de l'armée israélienne, Elor Azaria, devant le tribunal militaire de Jaffa, le 19 février 2019. (Crédit : capture écran / Douzième chaîne)
L'ancien soldat de l'armée israélienne, Elor Azaria, devant le tribunal militaire de Jaffa, le 19 février 2019. (Crédit : capture écran / Douzième chaîne)

Elor Azaria, l’ancien soldat israélien condamné pour homicide et incarcéré pour avoir tué un terroriste palestinien qui gisait au sol, a manifesté mardi devant un tribunal militaire en soutien aux cinq soldats qui y sont jugés pour avoir maltraité des suspects palestiniens.

Lui et des membres de sa famille se sont joints à un petit rassemblement de militants d’extrême-droite au tribunal militaire de Jaffa, où se tient le procès.

« Ils doivent être forts et dire leur vérité, tout Israël est derrière eux, » a crié Azaria aux manifestants via un mégaphone. « Ils ne doivent pas avoir peur. Ils sont les seuls à savoir ce qu’il s’est passé. Personne ne peut les juger. Personne n’était à leur place. »

Son père, Charlie Azaria, également présent, a déclaré aux journalistes, « Ce qu’ils font là, c’est justifier le jugement de soldats de Tsahal, nos enfants qui bravent le danger 24h/24 dans les pires endroits qui soient. »

Les troupes, qui servaient dans le bataillon religieux Netzah Yehuda de la brigade Kfir, ont été mis en examen le 31 janvier dernier pour avoir agressé les deux détenus après leur avoir bandé les yeux, les avoir menottés et placés à l’arrière d’un véhicule de transport de troupes.

Un des cinq soldats israéliens de la brigade Kfir (G), arrêtés pour avoir prétendument battu deux suspects palestiniens sous leur placés sous leur surveillance, arrive à une audience au tribunal militaire de Jaffa le 10 janvier 2019. (Crédit : Flash90)

Les deux Palestiniens — un père et son fils — avaient été interpelés lors d’un raid destiné à retrouver un terroriste qui avait assassiné deux camarades lors d’une fusillade près de l’avant-poste de Givat Assaf, dans le centre de la Cisjordanie.

Les deux hommes ont été ensuite inculpés pour avoir aidé le terroriste à s’enfuir.

Dimanche, c’est le commandant des cinq soldats soupçonnés a été mis en examen pour ne pas avoir empêché le possible crime.

Elor Azaria devant la Cour militaire de Jaffa, le 5 juillet 2016. (Crédit : Flash90)

Azaria a purgé neuf des 18 mois de prison auxquels ils avaient été condamnés pour l’assassinat d’Abdel-Fattah al-Sharif, qui avait été neutralisé après avoir poignardé un soldat israélien.

Azaria a toujours dit qu’il avait agi correctement lors des faits, qui ont été filmés à Hébron, le 24 mars 2016.

Il dit avoir tiré sur Sharif parce qu’il pensait qu’il cachait une bombe sous ses vêtements et qu’il y avait un couteau à proximité. Il raconte que les gens suppliaient que quelqu’un fasse quelque chose. « Et j’ai fait exactement ce que l’on m’a appris depuis le début de mon entraînement en tant que combattant. »

Le tribunal militaire avait rejeté les affirmations d’Azaria, invoquant la nonchalance du soldat au moment où il a tiré sur Sharif, et les propos qu’il a tenus devant ses soldats, à savoir que l’assaillant méritait de mourir pour avoir attaqué ses camarades.

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