Embargo sur les armes en Libye : Berlin, Paris et Rome menacent de sanctions
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Embargo sur les armes en Libye : Berlin, Paris et Rome menacent de sanctions

"Nous appelons tous les acteurs étrangers à cesser leurs interférences et respecter l'embargo sur les armes établi par le Conseil de sécurité des Nations unies", disent les 3 pays

À gauche, le Premier ministre britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre italien Giuseppe Conte et le président du Conseil européen Donald Tusk posent lors d'une réunion de coordination du G7 à l'hôtel du Palais à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, le samedi 24 août 2019. (Crédit : AP / Markus Schreiber, Pool)
À gauche, le Premier ministre britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre italien Giuseppe Conte et le président du Conseil européen Donald Tusk posent lors d'une réunion de coordination du G7 à l'hôtel du Palais à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, le samedi 24 août 2019. (Crédit : AP / Markus Schreiber, Pool)

La France, l’Allemagne et l’Italie se déclarent samedi prêtes à envisager des sanctions contre les puissances étrangères violant l’embargo sur les armes en Libye, et ont appelé « tous les acteurs étrangers à cesser leurs interférences » dans ce pays en guerre civile depuis 2011.

« Nous appelons tous les acteurs étrangers à cesser leurs interférences et respecter l’embargo sur les armes établi par le Conseil de sécurité des Nations unies », écrivent, dans une déclaration commune, Angela Merkel, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte.

Les trois responsables européens se disent « prêts à considérer la possible utilisation de sanctions si les violations de l’embargo sur la mer, sur la terre et dans les airs se poursuivent », dans ce communiqué, publié en marge des négociations sur un plan de relance post-coronavirus à Bruxelles.

« Nous appelons toutes les parties en Libye, ainsi que leurs soutiens étrangers à une cessation immédiate des combats », ajoutent les dirigeants, qui expriment de « graves préoccupations » vis-à-vis de « l’augmentation des tensions militaires dans le pays ».

D’importants nuages de fumée s’élèvent au-dessus de bâtiments dans la capitale libyenne de Tripoli, après un bombardement qui aurait été mené par les forces de Khalifa Haftar, homme fort du pays, le 9 mai 2020. (Photo par Mahmud TURKIA / AFP)

Aucun pays n’a toutefois été nommément mentionné.

La Libye est déchirée par un conflit entre deux pouvoirs rivaux, chacun soutenu par des États étrangers : le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, et le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l’Est et une partie du Sud.

Le premier est appuyé par la Turquie, qui a des militaires sur place, et le second par l’Égypte voisine, les Émirats arabes unis et la Russie.

Les violations de l’embargo sur les armes, imposé en Libye depuis 2011, font l’objet d’inquiétudes grandissantes, alors que les interventions étrangères dans le conflit se multiplient.

Début juillet, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé une « interférence étrangère ayant atteint des niveaux sans précédent » en Libye, avec « la livraison d’équipements sophistiqués et le nombre de mercenaires impliqués dans les combats ».

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