En 2019, 1 200 Palestiniens de Jérusalem-Est ont reçu la citoyenneté israélienne
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En 2019, 1 200 Palestiniens de Jérusalem-Est ont reçu la citoyenneté israélienne

Il s'agit d'un chiffre sans précédent ; le nombre de demandes de citoyenneté refusées en 2019 - environ 1 200 - est également historique

Vue du quartier arabe de Silwan, à Jérusalem-Est, le 27 mai 2015. (Crédit : Nati Shohat / Flash90)
Vue du quartier arabe de Silwan, à Jérusalem-Est, le 27 mai 2015. (Crédit : Nati Shohat / Flash90)

Israël a accordé la citoyenneté à 1 200 résidents palestiniens de Jérusalem-Est l’année dernière, un chiffre sans précédent, ont révélé des données gouvernementales.

Ce chiffre représente le triple de celui enregistré en 2018.

Le nombre de demandes de citoyenneté refusées en 2019 – qui s’élève là aussi à approximativement 1 200 – est également historique.

Cette hausse nette des approbations et des rejets n’est pas due à une augmentation du taux de Palestiniens réclamant la citoyenneté, a fait savoir le quotidien Haaretz, mais à l’accélération du processus d’approbation de la part du gouvernement des suites d’une décision de la Cour suprême, l’année dernière, qui avait critiqué l’inefficacité du système de demande de la citoyenneté au sein de l’État juif.

Jérusalem-Est est revendiqué par Israël et avait été annexé par l’État juif à la suite de la guerre des Six Jours. Cette partie de la ville a été une nouvelle fois déclarée israélienne dans la Loi fondamentale : Jérusalem, capitale d’Israël, qui avait été adoptée en 1980.

Ces revendications israéliennes ne sont pas reconnues par la communauté internationale.

Israël avance lentement dans l’octroi de la citoyenneté aux résidents arabes vivant dans les secteurs annexés, tandis que les demandes émanant de ces derniers s’effectuent au goutte-à-goutte – les Palestiniens s’inquiétant que l’idée d’accepter la citoyenneté israélienne soit considérée comme une manière de reconnaître l’annexion.

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