En pleine pénurie, l’AP ordonne la livraison de médicaments anticancéreux à Gaza
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En pleine pénurie, l’AP ordonne la livraison de médicaments anticancéreux à Gaza

Quarante-cinq des soixante médicaments de chimiothérapie nécessaires à l'hôpital Rantisi étaient épuisés lundi matin, selon le directeur d'un hôpital de l'enclave

Un employé du ministère palestinien de la Santé vérifie l'hôpital de Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza après qu'il a été fermé le 29 janvier 2018 n'ayant plus d'électricité (Crédit : Mahmud Hams / AFP)
Un employé du ministère palestinien de la Santé vérifie l'hôpital de Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza après qu'il a été fermé le 29 janvier 2018 n'ayant plus d'électricité (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Après que des responsables de la Santé à Gaza ont signalé des pénurie de médicaments à administrer en chimiothérapie, l’Autorité palestinienne, basée à Ramallah, a ordonné que les médicaments nécessaire au traitement du cancer soient envoyés dans l’enclave palestinienne, selon Wafa, site officiel d’information de l’AP lundi.

Des responsables de la Santé à Gaza ont indiqué que 700 patients cancéreux, dont 200 enfants, pris en charge à l’hôpital Abdel al-Aziz al-Rantisi à Gaza City, n’ont pas pu suivre leur chimiothérapie lundi, en raison d’une pénurie de médicaments à administrer.

Quarante-cinq des soixante médicaments de chimiothérapie nécessaires à l’hôpital Rantisi étaient épuisés lundi matin, selon Muhammed Abu Silmya, directeur de l’infrastructure médicale.

« Selon les instructions du président [de l’AP]n Mahmoud Abbas et du Premier ministre [de l’AP] Rami Hamdallah, le ministre de la Santé [de l’AP] Jawad Awad a ordonné que les médicaments nécessaires au traitement du cancer soient envoyés vers les entrepôts du ministère dans la bande de Gaza » a indiqué Wafa.

La place Manara, au centre de Ramallah, où se situe le siège de l’Autorité palestinienne, le 14 février 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le communiqué ne précise pas quels médicaments ni quelle quantité de médicaments l’AP a l’intention d’envoyer à Gaza. Il ne précise pas non plus quand les patients auront accès à ces médicaments.

L’AP fournit depuis longtemps les pharmacies de la bande de Gaza. Des instances internationales y envoient également des médicaments.

Depuis plus d’un an, l’AP a imposé une série de sanctions, dont certaines ont été levées, sur la bande de Gaza, afin de faire pression sur le Hamas pour que le groupe terroriste lui cède le pouvoir. Le Hamas s’est emparé de l’enclave par la force en 2007.

Pendant plusieurs mois, en 2017, l’AP a interrompu la livraison de médicament et d’équipement médical vers Gaza, mais ces livraisons ont repris en novembre 2017.

Cependant, elles ne suffisent pas à répondre aux besoins en chimiothérapies de l’hôpital Rantisi, a indiqué Abu Silmiya dans une interview lundi.

Photo d’illustration d’une femme atteinte d’un cancer recevant un traitement par chimiothérapie (Crédit : www.shutterstock.com)

L’hôpital Rantisi est l’un des deux centres médicaux à dispenser des chimiothérapies à Gaza. L’hôpital européen de Khan Younis dispense également ce traitement.

Soixante-dix pour cent des patients atteints de cancers à Gaza sont soignés à l’hôpital Rantisi, et les 30 % restants sont pris en charge à l’hôpital européen, selon Abu Silmiya.

Les Gazaouis atteints de cancers qui nécessitent une radiothérapie, doivent, pour leur part, se rendre en Israël ou dans un autre pays de la région car l’enclave palestinienne ne dispose pas des infrastructures pour dispenser ce traitement.

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