Essai clinique prometteur pour un test de dépistage de fabrication israélienne
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Essai clinique prometteur pour un test de dépistage de fabrication israélienne

Hossam Haick du Technion dit que son test permet de se passer d'un traitement en laboratoire et évite les contacts avec les patients ou les échantillons

Un prototype du nouveau test de dépistage respiratoire du coronavirus du Prof. Hossam Haick (Autorisation : Hossam Haick)
Un prototype du nouveau test de dépistage respiratoire du coronavirus du Prof. Hossam Haick (Autorisation : Hossam Haick)

Un test respiratoire israélien du COVID-19 a correctement identifié tous les patients positifs durant son essai clinique à Wuhan, en Chine, selon une nouvelle étude évaluée par un comité de lecture.

L’appareil utilise la nanotechnologie pour identifier les composants pulmonaires présents dans l’haleine des patients atteints de coronavirus, a déclaré vendredi le professeur Hossam Haick de l’Institut de technologie Technion-Israël au Times of Israel.

Le test est entièrement automatique, éliminant ainsi le besoin pour quiconque d’entrer en contact avec le patient pour manipuler son échantillon.

« Il suffit de souffler dans l’appareil, qui a la taille d’un smartphone, pendant 2 à 3 secondes, à 2 centimètres de distance », dit-il. « Il n’y a pas d’accessoires, ça ne nécessite aucun traitement en laboratoire et donne des résultats dans les 30 secondes. »

Un diagramme illustrant le nouveau test de dépistage respiratoire du coronavirus du Prof. Hossam Haick (Autorisation : Hossam Haick)

Les prototypes actuels de l’appareil doivent être tenus, mais Haick a déclaré que le produit final ne nécessitera aucun contact, ce qui signifie que « le risque de contamination croisée est très faible ».

La technologie est développée par la société Nanose Medical, où Haick est directeur de la technologie, et il a prédit que les tests coûteraient entre 2 et 3 dollars par personne.

L’essai clinique a examiné 140 personnes, dont 49 avaient été atteintes du coronavirus. Tous les porteurs ont été identifiés comme positifs au coronavirus, mais de faux positifs se sont produits, déclarant sept personnes comme positives au virus, alors qu’elles étaient en bonne santé.

Les tests sur écouvillon génèrent également de faux positifs, mais on ne sait pas exactement combien, car les gens supposent que leur résultat est correct et ils sont asymptomatiques. Les médecins sont moins préoccupés par les faux positifs, qui peuvent causer des désagréments, inquiétudes, ou mettre inutilement les gens en quarantaine, que par les faux négatifs qui peuvent conduire les gens à supposer à tort qu’ils sont sains et propager le coronavirus.

Haick a déclaré que pour son invention, il mettait l’accent sur une évaluation précise des personnes malades, mais souffrant de troubles respiratoires autres que le coronavirus. « Imaginez en hiver, lorsque les gens seront beaucoup plus atteints de maladies, telles que la grippe et le rhume, qui ne sont pas la COVID-19, et il est très important que nous puissions les distinguer correctement », a-t-il commenté.

Le professeur Hossam Haick (Autorisation : Hossam Haick)

Bien qu’il y ait une multitude de rapports sur les nouvelles technologies de test rapide, Haick a affirmé qu’il avait des accréditations qui prouvent son sérieux.

L’essai a été approuvé par les autorités chinoises et, contrairement à certaines autres innovations, les résultats ont été examinés par un comité professionnel et publiés plus tôt cette semaine dans une revue scientifique, ACS Nano. « Cela a été évalué par un comité de lecture, ce qui est important, car cela indique que nous respectons les normes de la communauté scientifique », a déclaré Haick.

Il a développé le test, avec son collègue du Technion Yoav Broza et des chercheurs de Wuhan, sur la base d’un appareil qu’il avait inventé quelques années auparavant pour détecter le cancer.

Ce test du cancer n’est pas encore utilisé, car il est toujours en cours d’évaluation par les régulateurs, mais Haick s’attend à ce que la version du coronavirus soit accréditée rapidement en raison de l’urgence des tests COVID.

« Si tout se passe bien avec d’autres études cliniques, j’espère qu’ils seront disponibles et assermentés dans les six mois », a-t-il déclaré.

Le test est l’une des nombreuses innovations en cours d’élaboration en Israël, y compris un nouveau test de gargarisme et salivaire ultra-rapide, afin de remplacer le test PCR comme principale méthode de dépistage utilisée dans le monde entier, mais qui comprend un processus de prélèvement désagréable et nécessite de longues analyses en laboratoire.

Les tests PCR semblent avoir une précision d’environ 80 %. Le test PCR accéléré, la méthode actuelle la plus rapide, n’est pas largement disponible et, avec un délai de 15 minutes au mieux, a un coût dans la précision des résultats et au niveau financier.

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