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États-Unis : les sanctions renforcées autour du boycott d’Israël de la Ligue arabe

Les firmes qui adhèrent à ce boycott en seront tenues pour responsables devant le gouvernement américain, avec des pays qui renoncent à l'embargo et d'autres qui doublent la mise

Illustration. Les ministres arabes des Affaires étrangères se réunissent au siège de la Ligue arabe au Caire, en Égypte, le 19 novembre 2017. (Crédit : AP/Nariman El-Mofty)
Illustration. Les ministres arabes des Affaires étrangères se réunissent au siège de la Ligue arabe au Caire, en Égypte, le 19 novembre 2017. (Crédit : AP/Nariman El-Mofty)

WASHINGTON (JTA) — L’administration Biden va augmenter les pénalités venant sanctionner la pratique du boycott d’Israël qui avait été décidée il y a plusieurs décennies par la Ligue arabe – à un moment particulier où certains participants de longue date ont choisi d’y renoncer et où d’autres, au contraire, l’observent avec plus de ferveur.

Matthew Axelrod, secrétaire-adjoint au département du Commerce, en charge du bureau des exportations, a déclaré à l’AJC (American Jewish Committee), jeudi, que les parties qui boycottent Israël suite à la décision qui avait été prise par la Ligue arabe devront admettre avoir commis une faute dans le cadre d’un règlement à l’amiable auprès du gouvernement américain et qu’elles seront soumises à des sanctions si leurs filiales, à l’étranger, se conforment au boycott.

Les compagnies, jusqu’à présent, n’avaient pas l’obligation de reconnaître leur participation au boycott.

Le boycott d’Israël existe depuis l’époque pré-État et le Congrès l’a rendu illégal dans son principe même dans les années 1970.

Axelrod, qui a rencontré l’AJC à son bureau de Washington, a indiqué que le boycott s’affaiblissait. Il a en particulier fait remarquer que les quatre pays qui ont normalisé leurs relations diplomatiques avec l’État juif dans le cadre des Accords d’Abraham, en 2020, qui appartiennent tous à la Ligue arabe, avaient renoncé au boycott.

Toutefois, d’autres pays continuent à respecter cet embargo avec assiduité, a-t-il noté.

« Certains bastions, comme la Syrie d’Assad, ont rejeté catégoriquement la normalisation avec Israël », a commenté Axelrod, selon un communiqué émis par l’AJC. « Et, au mois de mai, l’Irak a adopté une loi qui criminalise la normalisation des relations avec Israël. »

« Ce récent renforcement du sentiment anti-israélien de la part de pays comme la Syrie et l’Irak survient à un moment où l’antisémitisme – ‘la haine la plus vieille du monde’, comme l’a noté l’AJC – augmente de manière choquante et très largement, que ce soit ici; aux États-Unis, ou dans le reste du monde », a continué Axelrod.

Cette rencontre du secrétaire-adjoint avec l’AJC a été la première placée sous l’autorité du nouveau directeur-général du groupe, Ted Deutch, ancien membre démocrate du congrès.

Ted Deutch, représentant américain, s’exprime lors d’un rassemblement électoral en faveur du candidat démocrate Joe Biden à la préseidentielle au Broward College, à Coconut Creek, en Floride, le 29 octobre 2020. (Crédit : AP Photo/Andrew Harnik)

Deutch a indiqué qu’il était important de lutter contre le boycott, même s’il est aujourd’hui moins pertinent.

« Malgré des liens qui se réchauffent entre certaines nations arabes et Israël, la Ligue arabe persiste sans nécessité dans ce boycott qui ne fait qu’empêcher Israël de devenir un moteur économique au Moyen-Orient – rien d’autre », a dit Deutch.

« Nous applaudissons les efforts livrés par le département du Commerce qui visent à sanctionner les firmes américaines qui accèdent aux demandes des nations qui boycottent Israël ou qui tentent de gagner leurs faveurs. Elles doivent assumer leurs responsabilités dans les activités qui aident à propager le sentiment antisioniste », a-t-il dit.

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