Etre juif en Suisse, 120 ans après le Congrès sioniste de Bâle
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Etre juif en Suisse, 120 ans après le Congrès sioniste de Bâle

Herbert Winter revient sur son identité suisse et juive, et explique les frictions qu'a pu engendrer cette double appartenance

Herbert Winter, le président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) s'exprime au sujet de son identité juive et suisse (Crédit: capture d'écran Youtube/Le club de la presse)
Herbert Winter, le président de la Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) s'exprime au sujet de son identité juive et suisse (Crédit: capture d'écran Youtube/Le club de la presse)

S’il a su trouver le fragile équilibre entre sa citoyenneté suisse et son appartenance au peuple juif (sa « patrie » et sa « matrie » explique-t-il suivant la voie d’un autre Juif helvète, Sigi Feigel), Herbert Winter, le président de Fédération suisse des communautés juives, a aussi été confronté « au reproche de double loyauté. Le malentendu voulant que les Juifs suisses ne soient pas de ‘vrais’ Suisses est assez largement répandu », explique-t-il au Temps.

Comment s’en est-il aperçu ? Alors qu’une guerre opposait une nouvelle fois Israéliens et Palestiniens, une connaissance lui fait remarquer: « Dites donc, ça chauffe de nouveau chez vous », lui l’honorable citoyen de Zurich.

Winter défend « un lien émotionnel avec Israël et non un lien citoyen. Un lien où les sentiments l’emportent sur les droits et les devoirs ». Ces derniers le lient à la Suisse, où les Juifs n’ont obtenu l’égalité des droits qu’en 1866.

La Suisse, qui accueillit le premier congrès sioniste il y a 120 ans à Bâle, reste fidèle à la manière suisse : « on ne fut pas pour. Mais on ne fut pas non plus contre. On fut neutre. »

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