Examen psychiatrique pour l’homme accusé de meurtre pour une place de parking
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Examen psychiatrique pour l’homme accusé de meurtre pour une place de parking

Victor Katan a tué Ofir Hasdai devant sa femme et ses deux filles à Ramle

Viktor Katan comparaît devant le tribunal de Lod le 14 août 2019, où il est jugé pour le meurtre d'Ofir Hasdai. (Capture écran/ Twitter)
Viktor Katan comparaît devant le tribunal de Lod le 14 août 2019, où il est jugé pour le meurtre d'Ofir Hasdai. (Capture écran/ Twitter)

L’assassin présumé d’un homme abattu pour une place de stationnement dans le centre d’Israël a été mis en examen pour meurtre mercredi.

Victor Katan, 74 ans, pourrait risquer la prison à vie s’il est reconnu coupable de la mort d’Ofir Hasdai.

Âgée de 40 ans, la victime a été abattue le 28 juillet sous les yeux de sa femme Dikla et deux de leurs trois filles, qui se trouvaient dans la voiture sur un parking du centre commercial Azrieli de la ville de Ramle.

Il tentait de se garer sur une place réservée aux handicapés, sa femme souffrant de dystrophie musculaire.

Daniel Kfir, qui défend Victor Katan, a fait savoir que le tribunal de Lod et les procureurs avaient accepté que son client subisse un examen psychiatrique pour déterminer son état mental lors du drame.

« Nous pensons que son état mental dans ces secondes est crucial à sa défense », a ainsi déclaré Me Kfir aux journalistes.

D’après l’inculpation, Ofir Hasdai et la femme de Victor Katan ont eu une altercation physique, car elle se serait garée sur deux places. D’après les enquêteurs, Victor Katan a sorti une arme et tiré à bout portant sur Ofir Hasdai au niveau de la hanche, sans avoir tiré de tirs de sommation.

« Pourquoi tu me tires dessus ? » aurait crié Ofir Hasdai.

Ofir Hasdai, sa femme Dikla et deux de leurs trois filles. Hasdai a été abattu le 28 juillet 2019 lors d’une querelle concernant une place de stationnement. (Avec l’aimable autorisation de Facebook)

Victor Katan aurait ensuite visé la poitrine de la victime, qui s’est alors effondrée.  Sa mort a été prononcée à l’hôpital où il avait été transporté.

L’épouse de Victor Katan s’est excusée le mois dernier auprès de sa famille.

Dikla Hasdai a expliqué aux médias israéliens que le couple avait trois enfants : deux jumelles de neuf ans, dont l’une souffre de paralysie cérébrale, et une autre de 18 mois qui est touchée par une dystrophie musculaire et a besoin d’un respirateur.

Elle a fait savoir que son mari était la seule source de revenus de la famille. « Je ne sais pas comment je vais m’en sortir toute seule », avait-elle appelé à l’aide dans les médias. « C’est lui qui faisait tout ».

Deux campagnes de financement participatif en ligne ont permis de récolter plus de deux millions de shekels (514 000 euros) pour la famille.

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