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France/Facs de médecine : racisme et antisémitisme « prennent de l’ampleur »

La Conférence des doyens a appelé enseignants et étudiants à "dénoncer tout comportement répréhensible"

Un graffiti antisémite (Crédit : CC BY-zeeweez, Flickr)
Un graffiti antisémite (Crédit : CC BY-zeeweez, Flickr)

Racisme et antisémitisme « prennent de l’ampleur » au sein des facultés de médecine, s’est inquiétée mardi la Conférence des doyens, en appelant enseignants et étudiants à « dénoncer tout comportement répréhensible ».

« Il y a de plus en plus d’actes racistes et antisémites perpétrés à l’encontre des enseignants, des autorités et des étudiants de confession juive et/ou d’origine étrangère », a affirmé la Conférence dans un communiqué, en s’indignant d’un phénomène « scandaleux et inadmissible ».

« Cette situation n’est pas nouvelle, des faits identiques s’étant déjà déroulés en 2013 et 2014. Mais la recrudescence récente de ces comportements inquiète la Conférence des doyens » des facs de médecine, a-t-elle poursuivi.

« Quelle que soit la forme que revêtent ces actes (humour, etc.), ils ne peuvent pas être tolérés », a-t-elle ajouté.

La Conférence « appelle le corps enseignant à redoubler de vigilance et à dénoncer au plus vite tout comportement répréhensible ». Elle appelle aussi les étudiants à « informer les autorités compétentes lorsqu’ils assistent à des agissements antisémites et racistes ».

« Il n’y a pas eu d’actes précis ces derniers jours (…) en revanche, nous avons observé des tags à la faculté de Créteil, à Lyon et à Grenoble, où le président de l’université était directement visé », a déclaré le président de la conférence, Jean Sibilia, au site spécialisé What’s up doc.

« Nous ne disposons d’aucun outil pour affirmer » que ces faits sont en augmentation, a-t-il ajouté. « Néanmoins, on sent monter, comme tout le monde, cette ambiance d’intolérance ».

Le 8 février, un étudiant de l’université Paris-13 (Seine-Saint-Denis) a été exclu après la plainte d’une élève en médecine, qui accusait plusieurs étudiants d’avoir tenu des propos antisémites à son égard.

L’étudiant a été exclu pour « un an, dont deux mois ferme », a indiqué Paris-13 lundi. Sept autres étudiants et étudiantes, également mis en cause par cette élève, ont eux été « relaxés ».

Lundi soir, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé une hausse de 74 % des actes antisémites en 2018 en France après deux années de baisse.

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