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Fin de l’enquête, ouverte en 2014 pour brutalité policière, contre l’élu Almog Cohen

Le bureau de la procureure générale a clôturé l'enquête à l'encontre du député d'Otzma Yehudit, faute de preuves suffisantes

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le député Otzma Yehudit, Almog Cohen, à la Knesset, le 22 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le député Otzma Yehudit, Almog Cohen, à la Knesset, le 22 novembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le bureau de la procureure générale, Gali Baharav-Miara, a informé dimanche le député d’extrême-droite Almog Cohen (Otzma Yehudit) que l’enquête sur les soupçons de comportement violent pendant son service en tant qu’officier de la police anti-émeute Yasam a été clôturée.

« Après examen des preuves, il a été constaté que les éléments de preuve n’offraient aucun fondement pour le juger [Cohen] », a indiqué le bureau de Baharav-Miara.

En octobre 2022, Cohen avait posté une photo de policiers arrêtant trois hommes prostrés, face contre terre, avec une légende insinuant qu’il était l’un des trois policiers.

Cette publication avait toutefois posé des problèmes à Cohen, car il semble qu’elle soit issue d’un incident survenu en 2013, alors que Cohen était encore dans la police, au cours duquel des policiers avaient sévèrement battu et maltraité plusieurs manifestants arabes à la suite d’une manifestation contre un programme gouvernemental de développement dans la région du Néguev.

Une plainte avait été déposée à l’époque de l’incident, mais elle avait été classée car l’officier en question n’avait pas pu être identifié. Après la publication du message de Cohen, les plaignants se sont à nouveau manifestés et Baharav-Miara avait ordonné la réouverture de l’affaire.

Lahav 433, unité anti-corruption de la police israélienne, a interrogé Cohen sur l’incident en janvier, ce qui a conduit le chef d’Otzma Yehudit et ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à fustiger la procureure générale pour « persécution politique ».

Ben Gvir a déclaré, à la suite de la clôture du dossier, que celui-ci n’aurait jamais dû être ouvert et a affirmé qu’il reflétait les tactiques des forces de l’ordre visant à intimider les membres d’Otzma Yehudit.

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