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France : Un septuagénaire juif condamné à 4 mois de sursis pour des tags antisémites

Le discernement de ce prothésiste dentaire à la retraite, lui-même juif, était altéré lors des faits, a établi le tribunal de Nanterre

La devanture du restaurant casher "Mr. Shnitz", à Levallois-Perret, recouverte de tags antisémites, le 19 août 2023. (Crédit : Capture d'écran X du compte @Prefet92)
La devanture du restaurant casher "Mr. Shnitz", à Levallois-Perret, recouverte de tags antisémites, le 19 août 2023. (Crédit : Capture d'écran X du compte @Prefet92)

Le tribunal de Nanterre a condamné jeudi à quatre mois de prison avec sursis un homme de 74 ans qui comparaissait pour avoir tagué en août des injures antisémites sur la devanture d’un commerce casher à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

Le discernement de ce prothésiste dentaire à la retraite, lui-même juif, était altéré lors des faits, a établi cette décision, conformément aux conclusions d’une expertise psychiatrique mentionnée lors des débats.

Le 19 août à Levallois-Perret, cet homme avait tagué neuf fois en lettres noires les mots « juif voleur » sur la sandwicherie casher. Or lui-même est le propriétaire du local visé par les tags, loué au commerçant, avec lequel il dit avoir eu un différend financier.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’était dit à l’époque sur X « profondément choqué par ces inscriptions antisémites insupportables », qui avaient suscité l’indignation dans la classe politique.

Au cours de l’audience, le prévenu – qui comparaissait sous assistance respiratoire – n’a cessé d’interrompre la présidente, l’avocat général et son propre avocat qui contestait le caractère volontairement antisémite de ces inscriptions.

« Moi j’en ai rien à foutre, juif ou pas juif, ce qui compte c’est qu’on me paie ma retraite, mon loyer », a éructé le prévenu, invoquant tout au long des débats un différend commercial à l’origine de son « coup de sang », comme l’a qualifié la présidente.

« Le fait que (la victime) vous doive de l’argent ne justifie pas que vous alliez taguer tout un immeuble ! », s’est exclamée la magistrate. « Ce que n’entend pas (le prévenu) c’est que c’est encore pire de mettre ‘juif voleur’ en étant soi-même de confession juive, parce qu’on sait à quel point ça blesse, ça ressasse tous les relents antisémites qui existent depuis la nuit des temps », s’est indigné le procureur, qui a requis une « condamnation symbolique ».

Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public et condamné le prévenu à quatre mois de prison avec sursis, ainsi qu’à indemniser le syndic de copropriété qui s’était constitué partie civile. Sollicité par l’AFP, son conseil Me Ian Knafou a indiqué que son client ne ferait pas appel de sa condamnation.

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