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France : Une tribune dénonce les ONG qui n’ont pas condamné l’attaque du 7 octobre

Le cercle Droit et débat public demande à ce que les ONG soient soumises à des "règles de transparence" notamment sur leurs financements

Amnesty fait rouler des vélos publicitaires contre "l'apartheid" en Israël, à Bruxelles, le 21 mars 2022. (Crédit : Amnesty.be)
Amnesty fait rouler des vélos publicitaires contre "l'apartheid" en Israël, à Bruxelles, le 21 mars 2022. (Crédit : Amnesty.be)

Le cercle Droit et débat public a publié mercredi 15 novembre dans le quotidien français Le Figaro une tribune condamnant les ONG qui n’ont pas qualifié de terroriste le massacre commis par le Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël.

Dans ce texte intitulé « Quand les ONG dévoilent leur vraie nature après les massacres du 7 octobre en Israël », le groupe cite ainsi un propos de François Zimeray, ancien ambassadeur de France pour les droits de l’homme, qui a déploré le 12 octobre dans Le Point que « les ONG qui se sont donné comme objet la défense des droits de l’homme aient refusé, ne serait-ce que par leur silence, de ‘qualifier de terroristes ces actes d’une barbarie inouïe’ ».

« On aurait aimé qu’elles décrivent dans leurs rapports annuels l’antisémitisme virulent qui circule depuis des décennies dans les médias d’une grande partie du monde arabo-musulman et qui fait le lit de la haine… et qu’elles regardent ces réalités pour ce qu’elles sont : des violations des droits de l’homme », avait écrit le diplomate.

Le cercle Droit et débat public se dit ainsi « pas surpris de cette complaisance, tant est manifeste l’engagement anti-israélien de nombre d’ONG, qu’elles se revendiquent de la défense des ‘droits humains’, de la lutte contre la corruption ou de la protection de l’environnement ».

Sont citées Amnesty International France, engagé dans vif un militantisme anti-Israël depuis plusieurs années ; et Greenpeace France, qui avait écrit « condamner fermement les attaques et les meurtres perpétrés sans discrimination et de façon excessive par les autorités israéliennes, contre la population civile palestinienne de Gaza, en représailles des attaques du Hamas », mettant ainsi sur le même plan l’attaque initiale et la réponse que celle-ci a appelé.

« Comment s’étonner, dès lors, que ces ONG, reprenant à leur compte les éléments de langage de la sphère islamo-gauchiste, voient tout au plus, dans le pogrom des 7 et 8 octobre, un ‘crime de guerre’, alors qu’Israël n’était pas en guerre à ce moment et qu’il s’agit clairement d’un ‘crime contre l’humanité’ au sens de l’article 7 du statut de la Cour pénale internationale ? », écrit le cercle Droit et débat public.

« Leur appel à un ‘cessez-le-feu immédiat’ n’est qu’un artifice tactique, camouflé en préoccupation humanitaire. Il peut être répondu à cette dernière préoccupation, comme le fait déjà Tsahal, par la pratique des couloirs humanitaires, des pauses et des avertissements précédant la reprise des bombardements », ajoutent-ils. « Un cessez-le-feu aurait une tout autre portée, car il conférerait au Hamas un statut de belligérant, lui permettrait de poursuivre son chantage sur les otages et lui donnerait le temps de reconstituer ses forces. Ce serait empêcher Israël d’exercer le droit légitime à se défendre que reconnaît à toute nation l’article 51 de la Charte des Nations unies. »

Ils regrettent ainsi que ces ONG aient réussi à « enrôler une partie de la jeunesse européenne et américaine », leur inspirant « un emportement qui tourne aisément à la violence politique, y compris de caractère antisémite, comme certaines universités américaines en donnent le triste spectacle ».

Ils dénoncent dans le même temps le silence de ces ONG sur les otages retenus à Gaza et sur les crimes du Hamas, depuis des années, aussi à l’encontre de la population de Gaza.

Ils concluent en regrettant que les manifestations dites « pro-palestiniennes » « loin d’appeler à la paix ou à une solution politique, diabolisent un seul camp » et en alertant sur un financement opaque de ces ONG, citant le cas de Greenpeace International qui compte, parmi ses sponsors, le Rockefeller Brothers Fund, l’un des principaux financiers des campagnes BDS. Ils appellent ainsi à ce que les ONG soient soumises « aux règles de transparence qui s’appliquent communément aux entreprises et aux partis politiques dans une démocratie moderne », transparence « qu’elles savent si bien exiger des autres ».

Le texte a été signé par : Noëlle Lenoir, membre honoraire du Conseil constitutionnel, présidente du Cercle droit et débat public ; Pierre-Henri Conac, professeur de droit ; Dominique de la Garanderie, ancien bâtonnier de Paris ; Jean-Claude Magendie, ancien premier président de la cour d’appel de Paris ; Jean-Yves Naouri, chef d’entreprise ; Emmanuel Piwnica, avocat aux conseils ; Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel ; Frédéric Thiriez, avocat aux Conseils ; et Philippe Valletoux, consultant.

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