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France/présidentielle : « Jour de honte », SOS Racisme appelle à un rassemblement

Le président de l'association estime que les résultats marquent "un jour de honte pour la France", tandis que Le Pen salue la "première étape" de la victoire

Marine Le Pen vote au premier tour de l'élection présidentielle française, à Hénin-Beaumont, dans le nord de la France, le 23 avril 2017. (Crédit : Alain Jocard/AFP)
Marine Le Pen vote au premier tour de l'élection présidentielle française, à Hénin-Beaumont, dans le nord de la France, le 23 avril 2017. (Crédit : Alain Jocard/AFP)

La qualification de Marine Le Pen pour le second tour de la présidentielle d’après les premières estimations marque « un jour de honte pour la France », selon le président de SOS Racisme Dominique Sopo, qui appelle à un rassemblement lundi à Paris.

Sopo a jugé « dramatique » que la candidate du Front national soit au deuxième tour », quinze ans après son père.

Le score que lui attribuent les estimations des instituts de sondages publiées à 20h00, entre 21,6 et 23 %, derrière Emmanuel Macron (entre 23 % et 24 %), sont néanmoins inférieurs aux prévisions d’il y a quelques semaines, signe selon lui que « lorsqu’il y a mobilisation contre le FN, ça produit des effets », a-t-il déclaré à l’AFP.

L’association appelle à un rassemblement à Paris lundi à 18h00 Place de la République, regrettant dans un communiqué « à quel point la démocratie est malade pour en arriver à ce que le corps électoral ait choisi comme finaliste la candidate d’un parti raciste, antisémite, opposé aux valeurs de la démocratie et adepte des replis identitaires les plus haineux ».

Marine Le Pen : « Ce résultat est historique, la première étape est franchie »

Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron, a jugé dimanche le résultat du premier tour « historique », indiquant qu’une « première étape est franchie ».

Le second tour sera le choix entre « la grande alternance » et « la dérégulation », a-t-elle affirmé dans une déclaration de moins de cinq minutes prononcée depuis son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

Selon les estimations de plusieurs instituts de sondages, Emmanuel Macron est arrivé en tête (23-24%) devant la candidate FN (21,6-23%).

« Vous avez reposé sur moi désormais la responsabilité immense de la défense de la nation française, de son unité, de sa sécurité, de sa culture, de sa prospérité et de son indépendance », a encore affirmé Mme Le Pen, exprimant sa « plus profonde gratitude » à ses électeurs.

Selon elle, les Français devront désormais choisir entre « une dérégulation totale, sans frontières et sans protections », et « la France, des frontières qui protègent nos emplois, notre pouvoir d’achat, notre sécurité, notre identité nationale ».

La « grande alternance » qu’elle propose est celle qui mettra au pouvoir « d’autres politiques, d’autres visages », a-t-elle encore affirmé.

Attaquant Emmanuel Macron, elle a estimé que « ce n’est évidemment pas avec l’héritier de François Hollande et de tous les échecs de ce quinquennat catastrophique que cette alternance tant attendue viendra ».

La candidate du Front national a lancé « un appel » aux « patriotes sincères » pour « sortir des querelles périmées, des a priori et des ressentiments ».

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