Gennevilliers annule son arrêté de reconnaissance de la Palestine
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Gennevilliers annule son arrêté de reconnaissance de la Palestine

Malgré l'annulation sur demande du préfet des Hauts-de-Seine, l'élu communiste estime que "l'objectif est atteint"

Patrice Leclerc, maire communiste de la banlieue parisienne de Gennevilliers. (Capture d'écran : YouTube)
Patrice Leclerc, maire communiste de la banlieue parisienne de Gennevilliers. (Capture d'écran : YouTube)

En janvier dernier, la ville communiste de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) avait symboliquement reconnu l’Etat de Palestine et appelé d’autres communes en France à faire de même.

Aujourd’hui le maire, Patrice Leclerc, annonce avoir annulé cet arrêté. Il s’en explique dans Le Parisien : « Le préfet des Hauts-de-Seine m’a demandé de le retirer car il estimait que ça ne relevait pas des compétences d’une commune ». En cas de refus, la municipalité s’exposait également à une amende importante.

« Je ne visais pas un acte réglementaire, l’objectif était autre et il est rempli : c’était de faire parler de la cause palestinienne, à l’heure où le peuple palestinien est bien seul, » explique l’édile qui inscrit cet arrêté éphémère dans une « volonté de faire la paix ».

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) s’est réjoui de cette décision dans un communiqué dans lequel il estime que « cette reculade ridiculise ceux qui pensent outrepasser impunément leurs prérogatives pour tenter d’imposer leur propagande ».

« La France, par la voix de son précédent ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, avait déclaré la possibilité d’une reconnaissance de la Palestine en cas de blocage du processus à la fin de l’année 2016. Or, rien n’a été fait », avait regrette le maire de Gennevilliers en janvier, dans un communiqué.

« Le président Macron refuse d’engager la France dans cette voie, mais si des milliers de parcelles de la France prennent cet arrêté officiel, cette prise de position des communes françaises conduira de fait à une reconnaissance », voulait alors croire l’élu communiste.

« Il s’agit bien de réaffirmer la volonté de la France d’amener Israéliens et Palestiniens vers la paix. Celle-ci ne viendra qu’avec la création d’un Etat palestinien, comme prévu par les résolutions de l’ONU depuis 1947 », concluait-il.

Emmanuel Macron, dont une visite au Proche-Orient a été annoncée pour le printemps, a affirmé « la position française et européenne en faveur de deux Etats ». Mais il a écarté toute reconnaissance unilatérale par la France d’un état palestinien.

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