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Google renvoie 28 employés ayant organisé des actions contre Israël dans ses locaux

Le groupe No Tech for Apartheid, contre les relations commerciales entre le géant de la tech et Israël, a organisé des sit-in de 10 h à New York et en Californie ; 9 arrestations

Les bureaux de Google à New York, le 26 février 2024. (Crédit : Seth Wenig/AP)
Les bureaux de Google à New York, le 26 février 2024. (Crédit : Seth Wenig/AP)

Mercredi, Google a annoncé le licenciement de 28 employés qui avaient organisé la veille un sit-in et des manifestations dans les bureaux de l’entreprise pour exiger que le géant de la technologie cesse toute relation commerciale avec le gouvernement israélien.

Dans un communiqué publié à la suite des informations diffusées par les médias, Google a simplement indiqué qu’elle avait licencié les employés pour avoir enfreint les règles de l’entreprise, sans mentionner la nature des manifestations.

Des manifestations ont eu lieu mardi devant les bureaux de Google dans plusieurs localités, et à New York et en Californie, où des sit-in de 10 heures ont été organisés. Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Plus de génocide pour le profit », « Pas de cloud pour l’apartheid » et « Googleurs contre le génocide ».

De nombreux manifestants portaient des cagoules et des foulards palestiniens. Neuf personnes ont été arrêtées pour violation de domicile lors des manifestations.

Celles-ci étaient organisées par le groupe No Tech for Apartheid, qui a publié des images des manifestations sur les réseaux sociaux.

Les manifestations avaient pour but de dénoncer le projet Nimbus, un projet de 1,2 milliard de dollars avec Amazon.com Inc. pour la fourniture de services d’intelligence artificielle (IA) et de services dans le nuage [cloud] au gouvernement israélien.

Les rassemblements ont eu lieu alors que la guerre se poursuit dans la bande de Gaza, un guerre qui a éclaté avec l’assaut meurtrier sur Israel le 7 octobre par le groupe terroriste palestinien du Hamas, durant lequel les terroristes du groupe ont tué près de 1 200 personnes et en ont pris 253 autres en otage.

Les manifestants de Google visaient en particulier le sixième étage des bureaux de l’entreprise à Sunnyvale, où se trouvent les bureaux de Thomas Kurian, directeur général de Google Cloud.

« Perturber physiquement le travail d’autres employés et les empêcher d’accéder à nos installations est une violation flagrante de nos politiques et un comportement totalement inacceptable », a déclaré Google dans un communiqué. « Après avoir refusé plusieurs demandes de quitter les lieux, les forces de l’ordre ont été appelées pour les expulser afin d’assurer la sécurité des bureaux. »

« À ce jour, nous avons conclu des enquêtes individuelles qui ont abouti au licenciement de 28 employés, et nous continuerons à enquêter et à prendre les mesures nécessaires. »

Des manifestations ont eu lieu dans les bureaux de Google à New York, Seattle et Sunnyvale, en Californie, selon Bloomberg.

Chris Rackow, vice-président de Google chargé de la sécurité mondiale, a envoyé un mémo à l’ensemble de l’entreprise, obtenu par le New York Post, dans lequel on peut lire : « Ils ont pris possession des espaces de bureaux, dégradé nos biens et entravé physiquement le travail d’autres Googlers. Leur comportement était inacceptable, extrêmement perturbateur et a amené leurs collègues à se sentir menacés ».

« Un tel comportement n’a pas sa place sur notre lieu de travail et nous ne le tolérerons pas », a écrit Rackow. « Il viole clairement plusieurs règles auxquelles tous les employés doivent adhérer, notamment notre code de conduite et notre politique en matière de harcèlement, de discrimination, de représailles, de normes de conduite et de harcèlement sur le lieu de travail. »

Thomas Kurian s’exprime lors de l’événement Google I/O à Mountain View, en Californie, le 10 mai 2023. (Crédit : Jeff Chiu/AP)

Dans un communiqué rapporté par le Post, les travailleurs licenciés ont indiqué que « ce soir, Google a licencié sans discernement 28 employés, dont certains d’entre nous qui n’ont pas directement participé aux sit-in de protestation historiques de 10 heures qui ont eu lieu hier sur les deux côtes ».

« Cet acte de représailles flagrant démontre clairement que Google accorde plus d’importance à son contrat de 1,2 milliard de dollars avec le gouvernement et l’armée génocidaires d’Israël qu’à ses propres travailleurs, ceux-là mêmes qui génèrent la valeur réelle pour les dirigeants et les actionnaires. »

« Sundar Pichai et Thomas Kurian sont des profiteurs génocidaires », poursuit le communiqué, évoquant également le PDG de Google.

« Nous ne comprenons pas comment ces hommes peuvent dormir la nuit alors que leur technologie a entraîné la mort, la disparition ou des blessures à 100 000 Palestiniens au cours des six derniers mois du génocide israélien – et ce n’est pas fini », a poursuivi l’employé licencié.

Un porte-parole de la police de New York a déclaré au Post qu’une cinquantaine de personnes avaient participé à la manifestation dans cette ville et que « quatre arrestations ont été effectuées pour intrusion dans les locaux de Google. »

Le département de la sécurité publique de Sunnyvale a indiqué qu’environ 80 personnes avaient manifesté dans cette ville et que cinq personnes qui refusaient de quitter les bureaux de Google avaient été « arrêtées sans incident pour intrusion criminelle », enregistrées, puis relâchées.

Un employé a déclaré à Bloomberg que les manifestants n’avaient pas enfreint les règles de l’entreprise et qu’ils avaient quitté le bâtiment lorsqu’on le leur avait demandé, sans causer de perturbations.

Un employé a confié à Bloomberg qu’à la suite des manifestations, une discussion a éclaté sur les forums internes de Google entre les partisans de la cause palestinienne et les partisans d’Israël, et que d’autres ont argué que le sujet n’avait pas sa place sur le lieu de travail. Les modérateurs ont fini par bloquer certaines menaces, a précisé l’employé.

En mars, Google a licencié un employé qui avait interrompu un discours du PDG de l’entreprise technologique en Israël par des déclarations pro-palestiniennes et anti-Israël lors d’une conférence à New York.

Israël a répondu à l’attaque du Hamas par une offensive militaire visant à anéantir le groupe terroriste, à remplacer son régime à Gaza et à libérer les otages.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, il y aurait, à ce jour, plus de 33 000 morts dans la bande de Gaza, un chiffre qui ne peut être vérifié de manière indépendante et qui inclurait les 13 000 terroristes du Hamas qu’Israël affirme avoir tués dans les combats. Israël affirme également avoir tué un millier de terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre. Le bilan des soldats des Tsahal tués dans l’offensive de Gaza s’élève à deux cent soixante.

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