Israël en guerre - Jour 281

Rechercher

Héroïnes ou anonymes, les résistantes françaises au cœur d’une exposition à Paris

Objectif : cerner le travail de ces femmes de l'ombre, dont la postérité ne retient qu'une poignée

La guitare d’Anna Marly, les dessins de France Hamelin, le sac à main à double paroi de Lise London : à Paris, une exposition retrace le parcours de résistantes françaises, héroïnes comme anonymes tombées dans l’oubli.

Comment rendre visible une activité qui s’est effectuée dans l’ombre et qui a laissé très peu de traces ? C’est le défi que s’est fixé le musée de l’Ordre de la libération avec l’exposition « Résistantes ! », qui s’ouvre jeudi à Paris.

80 ans après le Débarquement allié en Normandie et l’obtention du droit de vote pour les femmes, « on a voulu montrer la spécificité de l’engagement des femmes dans la résistance », déclare à l’AFP Vladimir Trouplin, conservateur du musée de l’Ordre de la libération et coresponsable de l’exposition avec Catherine Lacour-Astol.

Au total, 150 objets sont présentés au public, dont le corsage (équipé de poches) d’un agent féminin du BCRA (Bureau central de renseignement et d’action), le sac à main à double paroi que Lise London utilisait pour dissimuler tracts et microfilms, ou encore la guitare d’Anna Marly, la compositrice du « Chant des partisans ».

Objectif : cerner le travail de ces femmes de l’ombre, dont la postérité ne retient qu’une poignée, comme Germaine Tillon, Geneviève de Gaulle-Anthonioz (toutes deux panthéonisées) ou Lucie Aubrac.

« La résistance n’a pas supprimé les limites du genre », souligne M. Trouplin. Il rappelle que les femmes n’avaient pas leur place au maquis, or, « pendant très longtemps la résistance c’était le maquis ».

Le travail des résistantes, dont une grande partie étaient des anonymes qui n’ont jamais cherché à se faire connaître auprès des autorités après la guerre, n’en fut pas moins décisif.

Par la fabrication de faux-papiers, le transport de tracts et d’armes, l’hébergement d’officiers britanniques ou américains ainsi que des membres de la Résistance, « elles ont été un maillon fondamental de la chaîne », souligne le conservateur.

Combien étaient-elles ? « Impossible à dire », déplore-t-il. L’exposition met en avant 56 de ces femmes.

Toutes n’étaient pas politisées ou membre d’un mouvement politique de la Résistance. Pourtant, chacune a résisté à l’occupant nazi au péril de sa vie. Et ce, jusque dans les prisons où elles ont été internées, ainsi que dans le camp de concentration de Ravensbrück.

Pour France Hamelin, emprisonnée à la prison de La Petite-Roquette (Paris), ou Eliane Jeannin-Garreau, à Ravensbrück, cela passait par le dessin. Leurs croquis montrent la réalité des conditions très dures de détention.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.