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Heurts au mont du Temple : Erdogan et le roi de Jordanie condamnent Israël

Abdallah II appelle Jérusalem à "respecter le statu-quo" sur le lieu saint ; le leader turc fustige "l'intervention contre les fidèles réunis à la mosquée al-Aqsa"

Le roi Abdallah II de Jordanie, à droite, avec le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais royal d'Amman, le 21 août 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)
Le roi Abdallah II de Jordanie, à droite, avec le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais royal d'Amman, le 21 août 2017. (Crédit : Khalil Mazraawi/AFP)

Le roi Abdallah II de Jordanie et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont condamné Israël, dimanche, suite aux affrontements qui ont opposé émeutiers palestiniens et police israélienne sur le mont du Temple de Jérusalem.

Abdallah II a critiqué Israël qui a laissé entrer des pèlerins juifs sur le site, appelant le pays « à respecter le statu-quo législatif et historique », selon un communiqué de la cour royale de Jordanie.

« Sa majesté le roi Abdallah II demande à son gouvernement de continuer à prendre des initiatives régionales et internationales visant à mettre un terme à l’escalade israélienne, et de demander à la communauté internationale de se positionner de manière à ce que des pressions puissent être exercées sur Israël », a continué le communiqué.

Suite à une évaluation de la situation faite en compagnie d’officiels de la Défense et de ministres, le Premier ministre israélien Naftali Bennett a indiqué qu’il fallait permettre aux fidèles de toutes les religions de célébrer les fêtes religieuses des différentes confessions à Jérusalem tout en « continuant à s’attaquer aux émeutiers qui contreviennent à l’ordre public ».

Avant le communiqué transmis par la cour du royaume hachémite, le ministère jordanien des Affaires étrangères avait fait savoir que « les mesures prises par Israël pour changer le statu-quo sur le mont du Temple sont une escalade dangereuse. Israël endossera toutes les responsabilités s’agissant des conséquences de cette escalade dangereuse qui contrevient aujourd’hui aux efforts livrés pour maintenir le calme ».

« La police israélienne n’a pas le droit d’organiser des visites de non-musulmans sur le mont du Temple. Seul le Waqf musulman en a la compétence », a ajouté le ministère.

La police des frontières israélienne patrouille à la porte du Lion, dans la Vieille Ville de Jérusalem, alors que des Palestiniens attendent de pouvoir entrer sur le mont du Temple, le 17 avril 2022. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

De son côté, le leader de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a demandé l’intervention des États-Unis.

« L’administration américaine doit sortir de son silence face à cette agression qui menace d’embraser la région », a fait savoir un communiqué de son bureau. « La communauté internationale doit intervenir immédiatement pour offrir sa protection aux Palestiniens ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est entretenu dimanche avec Abbas et il a condamné « l’intervention » d’Israël « contre des fidèles réunis à la mosquée al-Aqsa » ainsi que les « provocations » de l’État juif.

Le dirigeant turc a ajouté dans une publication sur Twitter que son pays serait « toujours du côté des Palestiniens. »

Le président turc Recep Tayyip Erdogan (R) pose pour des photos avec Mahmoud Abbas (L), le président de l’Autorité palestinienne à Istanbul, le 10 juillet 2021 (Presidential Press Service Pool via AP).

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