Houria Bouteldja à la CIDH : « nous devons combattre le philosémitisme »
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Houria Bouteldja à la CIDH : « nous devons combattre le philosémitisme »

La porte parole du Parti des indigènes de la République a encore une fois affirmé que le philosémitisme d'Etat était utile à la propagation d'un "racisme d'Etat" contre l'islam

Houria Bouteldja (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Houria Bouteldja (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Le 8 décembre dernier, lors d’une conférence organisée par la CIDH, la Commission islamique des droits de l’homme, « la militante politique franco-algérienne Houria Bouteldja a prononcé un discours intitulé ‘Combattre le philosémitisme pour combattre l’islamophobie et le sionisme,’ rapporte l’Institut de recherche sur les médias du Moyen Orient (Memri).

Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), résume elle-même son intervention lors de cette commission. Une intervention dans laquelle elle a détaillé ce qui compose l’axe principal de son discours militant: la critique d’un supposé « philosémitisme d’Etat ».

« Nous devons critiquer l’islamophobie radicale et le philosémitisme, qui sont les mêmes visages du racisme d’Etat […] L’idée ici n’est pas de combattre l’islamophobie et l’antisémitisme. L’idée est de combattre l’islamophobie et le philosémitisme. […] De mon point de vue, [cela nous permettra] d’être plus forts contre le racisme et plus forts contre le sionisme. Selon moi, c’est la manière dont nous devons combattre pour être plus efficaces ».

En 2016, dans son livre Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire, elle expliquait déjà sa vision des juifs dans une société occidentale.

Elle y écrivait entre autres que : « Les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française » ou encore : « Le pire, c’est mon regard, lorsque dans la rue je croise un enfant portant une kippa. Cet instant furtif où je m’arrête pour le regarder. Le pire c’est la disparition de mon indifférence vis-à-vis de vous, le possible prélude de ma ruine intérieure ».

Un collectif d’universitaires mené par le sociologue Alain Policar et l’historien Emmanuel Debono avait déjà tiré le signal d’alarme il y a un an. Dans une tribune publiée par Le Monde, ils disaient vouloir « vivement attirer l’attention sur certains ­processus de banalisation de l’antisémitisme à l’université depuis quelques années ».

Ces universitaires tendent à croire qu’aujourd’hui, pour parler d’oppression, de misère, d’inégalités, la figure du juif est trop souvent convoquée pour représenter le dominant, l’oppresseur… Ainsi, une grande part de combats – légitimes par ailleurs, contre la racisme, la discrimination sociale – glissent vers la discrimination anti-juive.

Ils pointaient notamment les invitations récurrentes dans différents colloques universitaires d’Houria Bouteldja qui, notaient-ils, avait déclaré en 2012 « Mohammed Merah, c’est moi » et posé à côté d’un graffiti « les sionistes au goulag ».

La CIDH, rappelle Memri, « jouit d’un statut consultatif auprès du Département des affaires économiques et sociales des Nations unies depuis 2007, et a récemment participé au lancement d’une boîte à outils anti-islamophobie au Parlement européen et au Royaume-Uni ».

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