Inspections nucléaires: l’Iran et l’AIEA négocient pour prolonger le statu quo
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Inspections nucléaires: l’Iran et l’AIEA négocient pour prolonger le statu quo

Rafael Grossi avait annoncé fin février un "accord bilatéral technique" d'une durée de trois mois afin de "maintenir un degré nécessaire de surveillance et de vérification"

Le directeur-général de l'AIEA, l'Argentin Rafael Mariano Grossi donne une conférence au siège de l'organisation à Vienne, le 2 décembre 2019. (Crédit : AP Photo/Ronald Zak)
Le directeur-général de l'AIEA, l'Argentin Rafael Mariano Grossi donne une conférence au siège de l'organisation à Vienne, le 2 décembre 2019. (Crédit : AP Photo/Ronald Zak)

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait état jeudi de discussions avec l’Iran pour préserver un maintien de la surveillance des installations nucléaires et permettre ainsi aux négociations destinées à sauver l’accord de 2015 de se poursuivre.

« L’Agence et l’Iran sont actuellement en consultations », a indiqué dans une brève déclaration transmise à l’AFP le gendarme onusien du nucléaire, dont le siège est basé à Vienne.

Son directeur général Rafael Grossi avait annoncé le 21 février la conclusion avec la République islamique d’un « accord bilatéral technique » d’une durée de trois mois afin de « maintenir un degré nécessaire de surveillance et de vérification ».

Il s’était auparavant rendu en urgence à Téhéran pour tenter de trouver une solution avant que n’entre en vigueur une nouvelle loi limitant les inspections de ses agents sur le terrain.

L’Iran s’est notamment engagé à fournir l’ensemble des données des caméras et autres outils si les sanctions américaines sont levées à l’issue de la période.

Mais ce pacte arrive à terme, alors que les Européens qui négocient à Vienne ont appelé Téhéran à le prolonger en attendant de parvenir à un résultat.

Selon les pays de l’E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni), « l’accès de l’agence est évidemment essentiel » dans la réussite des efforts « pour rétablir le plan d’action global commun » (JCPOA, selon son acronyme anglais).

Ce dernier, conclu en 2015 pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, est moribond depuis le retrait des Etats-Unis en 2018.

Le gouvernement du nouveau président américain Joe Biden, qui veut revenir dans l’accord, a engagé début avril dans la capitale autrichienne des pourparlers indirects avec les Iraniens pour déterminer quelles sanctions Washington doit lever en échange d’un retour au stricte respect par Téhéran de ses obligations.

La dernière session de ces négociations, distinctes de celles avec l’AIEA, s’est terminée mercredi et a été « positive », a dit un responsable américain sous couvert de l’anonymat. « Nous avons constaté des avancées significatives », a-t-il ajouté, faisant écho à un certain optimisme côté européen et iranien.

« Malgré cela, d’importantes divergences demeurent qui doivent encore être résolues », a prévenu ce responsable, sans plus de précisions.

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