Interrogatoire de 12 heures pour Sara Netanyahu, accusée de détournement de fonds publics
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Interrogatoire de 12 heures pour Sara Netanyahu, accusée de détournement de fonds publics

Le procureur de Jérusalem statuera sur une éventuelle condamnation, mais pour le Premier ministre, les accusations sont infondées

Sara Netanyahu, femme du Premier ministre  (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)
Sara Netanyahu, femme du Premier ministre (Crédit : Kobi Gideon/Flash90)

Sara Netanyahu, la femme du Premier ministre Benjamin Netanyahu a été interrogée par la police anti-corruption jeudi, pendant 12 heures, au sujet d’irrégularités financières présumées à la résidence du Premier ministre.

Selon la Dixième chaîne, elle a quitté les bâtiments de l’unité anticorruption Lahav 433 à une heure du matin.

La police a déclaré jeudi que l’affaire avait déjà été confiée au bureau du Procureur de Jérusalem, et Mme Netanyahu a été interrogée par des officiers de police dans le cadre de l’enquête, suite à l’émergence de nouvelles preuves accablantes.

« Les résultats de l’enquête et le dossier ont été transférés au Procureur du Jérusalem pour révision, afin qu’il prenne une décision », a déclaré une porte-parole de la police, dont les propos ont été relayés par la Deuxième chaîne.

Le bureau du procureur devra maintenant décider s’il condamne Mme Netanyahu ou s’ils clôturent l’affaire.

Le siège de Lahav 433, l'unité anti-corruption de la police israélienne, à Lod (Crédit photo: Flash90)
Le siège de Lahav 433, l’unité anti-corruption de la police israélienne, à Lod (Crédit photo: Flash90)

Sara Netanyahu est accusée d’avoir eu un comportement incorrect et d’avoir mal utilisé les fonds publics relatifs à la résidence du Premier ministre. Elle aurait reçu des biens sous de faux prétextes, aurait falsifié des documents et commis des abus de confiance.

Dans deux cas qui ont été énoncés, elle est accusée d’avoir utilisé de l’argent public pour commander de la nourriture pour son usage personnel et dans un troisième, elle aurait puisé dans les fonds du contribuable pour payer les services d’un soignant chargé de veiller sur son père âgé.

Le Premier ministre a dénoncé ces enquêtes alors que sa femme faisait face aux officiers de police, jeudi. Il a déclaré que les accusations étaient infondées.

« Une fois de plus, ils diront qu’il n’y avait rien, parce qu’il n’y a rien », a déclaré le bureau du Premier ministre dans une communiqué.

Ezra Saidoff, un ancien directeur adjoint des opérations au bureau du Premier ministre a aussi été interrogé jeudi, selon la radio israélienne.

Au mois de mai, la police israélienne avait recommandé de poursuivre en justice l’épouse du chef du gouvernement pour fraude aggravée et pour s’être approprié des fonds publics affectés à la résidence du Premier ministre pour en faire un usage privé.

Mais au cours d’une étude du dossier, le Bureau du Procureur d’Etat avait demandé à la police de poursuivre son enquête et c’est dans ce contexte qu’une nouvelle preuve aurait été découverte, selon la Dixième chaîne.

Une nouvelle preuve aurait émergé lors de la longue session d’un témoignage livré devant l’unité anti-corruption Lahav 433 par un ancien gardien de la résidence du Premier ministre, Menny Naftali, le 1er novembre, selon la Dixième chaîne.

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, arrive pour témoigner à son procès suite à une requête déposée par l'ancien employé Guy Eliyahu au tribunal du travail de Jérusalem, le 29 octobre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Sara Netanyahu, l’épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, arrive pour témoigner à son procès suite à une requête déposée par l’ancien employé Guy Eliyahu au tribunal du travail de Jérusalem, le 29 octobre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Naftali avait reçu 170 000 NIS de dommages et intérêts (environ 43,735 dollars) au mois de février, après qu’un tribunal des Prud’hommes a reconnu la véracité de ses allégations de mauvais traitements de la part de Mme Netanyahu durant la période qu’il avait passée à son service, à la Résidence du Premier ministre.

Menny Naftali, l'ancien gardien à la résidence du Premier ministre, au tribunal pour les conflits au travail du district de Jérusalem, le 25 mars 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Menny Naftali, l’ancien gardien à la résidence du Premier ministre, au tribunal pour les conflits au travail du district de Jérusalem, le 25 mars 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Il avait fourni de longs récits d’humiliation, des remarques racistes et des crises de colère de la part de Sara Netanyahu.

Mme Netanyahu dément pour sa part toute irrégularité et a affirmé dans le passé être la victime d’un complot visant à renverser le Premier ministre, clamant que ses anciens employés ont été rémunérés pour témoigner contre elle.

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