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Iran : Deux policiers tués dans une attaque contre un poste de police

Les assaillants, dont l'identité n'a pas été révélée, ont utilisé des grenades pour faire sauter les portes du poste et un échange de tirs s'en est suivi

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran se tiennent devant un missile Shahab-3, exposé lors du rassemblement annuel de la Journée al-Quds à Téhéran, en Iran, le 29 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)
Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran se tiennent devant un missile Shahab-3, exposé lors du rassemblement annuel de la Journée al-Quds à Téhéran, en Iran, le 29 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

Deux policiers ont été tués samedi dans une attaque contre un poste de police dans la province du Sistan-Baloutchistan, dans le sud-est de l’Iran, revendiquée par un groupe jihadiste.

« Quatre individus armés non identifiés ont attaqué un poste de police de Zahedan », la capitale de la province du Sistan-Baloutchistan, a indiqué la télévision d’État, citant le chef adjoint des services de sécurité de la province, Alireza Marhamati.

Les assaillants, dont l’identité n’a pas été révélée, ont utilisé des grenades pour faire sauter les portes du poste et un échange de tirs s’en est suivi, a déclaré Marhamati, ajoutant « qu’un policier a été tué ».

L’agence locale Tasnim, citant le chef de la police provinciale, a ensuite donné un bilan de deux policiers tués « après une résistance acharnée » contre les assaillants.

Les « quatre terroristes » impliqués dans l’attaque ont été abattus dans les affrontements, selon un communiqué des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, publié par l’agence de presse Irna.

Le groupe jihadiste Jaïsh al-Adl (« Armée de la Justice » en arabe) a revendiqué l’attaque dans un court communiqué diffusé sur son site.

« Tragédie » 

Le groupe a accusé le commissariat ciblé d’être « l’un des principaux responsables de la tragédie du vendredi sanglant », en allusion à des violences survenues en septembre.

La ville de Zahedan avait à l’époque été le théâtre de plusieurs jours de violences meurtrières déclenchées après le viol présumé d’une adolescente imputé à un policier.

Plusieurs membres des forces de sécurité, dont le chef provincial des Renseignements des Gardiens de la Révolution islamique, figuraient parmi les dizaines de personnes tuées dans ces violences.

Jaïsh al-Adl a été formé en 2012 par d’anciens membres d’une organisation sunnite radicale qui avait mené une rébellion sanglante dans la région jusqu’en 2010.

Le groupe est notamment connu pour avoir revendiqué l’enlèvement de 12 policiers et soldats iraniens dans la même province en octobre 2018.

Le poste de la police visé est situé à proximité de la mosquée Makki, dirigée par l’influent chef religieux de la minorité musulmane sunnite de la province, Molavi Abdol Hamid.

Dans un communiqué, il a condamné « toute manifestation de violence », soulignant ignorer qui était derrière l’attaque de samedi.

Le Sistan-Baloutchistan, l’une des plus pauvres régions d’Iran, abrite majoritairement la minorité ethnique baloutche, qui adhère à l’islam sunnite plutôt qu’à la branche chiite prédominante en Iran.

La région, située près de la frontière avec le Pakistan et l’Afghanistan, est également le théâtre d’affrontements récurrents entre d’un côté les forces de l’ordre, et de l’autre des trafiquants de drogue, rebelles de la minorité baloutche et groupes sunnites radicaux.

Pendaisons

Par ailleurs, l’Iran a pendu samedi en public deux hommes impliqués dans une autre attaque, revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI) contre un sanctuaire chiite à Chiraz, dans le sud du pays, ayant fait 13 morts et une trentaine de blessés en octobre 2022.

La condamnation « a été exécutée en public ce matin », a indiqué Mizan Online, l’agence officielle de l’Autorité judiciaire.

Les deux hommes, identifiés par l’agence comme Mohammad Ramez Rashidi et Naeem Hashem Qatali, ont été pendus en pleine rue à Chiraz.

Ils avaient été condamnés à mort en mars pour « corruption sur terre, rébellion armée et atteinte à la sécurité nationale », appartenance à l’EI et « complot contre la sécurité du pays ».

Kazem Moussavi, le chef de l’autorité judiciaire de la province de Fars, dont relève Chiraz, avait alors affirmé qu’ils étaient directement impliqués dans l’armement, l’approvisionnement et la logistique du principal auteur de l’attaque.

Celui-ci, identifié par les médias iraniens comme étant Hamed Badakhshan, est décédé des suites de blessures subies lors de son arrestation, selon les autorités.

Trois autres accusés dans cette affaire ont été condamnés à des peines de 5, 15 et 25 ans de prison pour leur appartenance à l’EI, selon Moussavi.

Les exécutions en public sont relativement rares en Iran, la plupart des pendaisons ayant lieu dans les prisons.

L’Iran a exécuté 582 personnes en 2022, soit plus de condamnés que tout autre pays à l’exception de la Chine, selon plusieurs ONG de défense des droits humains incluant Amnesty International.

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