Iran : le procès des incendiaires de l’ambassade saoudienne doit « renforcer la confiance »
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Iran : le procès des incendiaires de l’ambassade saoudienne doit « renforcer la confiance »

Le président Hassan Rouhani souhaite que le procès "renforce la confiance du monde" à l'égard de son pays

Le président iranien Hassan Rohani, le 5 février 2014 à Téhéran  (Iranian presidency website/AFP/Archives)
Le président iranien Hassan Rohani, le 5 février 2014 à Téhéran (Iranian presidency website/AFP/Archives)

Le président iranien Hassan Rouhani a souhaité mardi que le procès des assaillants présumés de l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran permette de renforcer la confiance du monde à l’égard de l’Iran.

Quarante-huit personnes accusées d’avoir attaqué et partiellement incendié l’ambassade saoudienne à Téhéran en janvier seront jugées à partir du 18 juillet.

« Chaque pays est responsable de la sécurité des ambassades étrangères », a déclaré Rouhani dans un discours prononcé à l’occasion lors de « la semaine de la justice ».

Il a souhaité que le procès « renforce la confiance de l’opinion (en Iran) et la confiance du monde » à l’égard de son pays, qualifiant les « assaillants et organisateurs » de cette attaque « d’éléments incontrôlés ».

Le chef des tribunaux révolutionnaires de Téhéran, Abbas Pouriani, a indiqué dimanche que 48 personnes devaient comparaître devant l’un de ces tribunaux, sur les « 121 arrêtées » au moment des faits, selon l’agence de presse Isna.

L’annonce par Ryad de l’exécution le 2 janvier du chef religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr avait provoqué des réactions de colère en Iran. Des centaines de personnes avaient attaqué et en partie incendié l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran, ainsi que son consulat à Machhad (est).

A la suite de ces violences, Riyad avait décidé de rompre ses relations diplomatiques et commerciales avec Téhéran.

L’Iran chiite et l’Arabie saoudite sunnite sont les deux grands rivaux au Moyen-Orient et s’accusent mutuellement d’attiser les conflits, notamment en Syrie et au Yémen.

Fin mai, l’Iran avait annoncé qu’il n’enverrait pas cette année de fidèles au grand pèlerinage de La Mecque en Arabie saoudite, Ryad et Téhéran se rejetant mutuellement la responsabilité de cette nouvelle crise.

Au précédent grand pèlerinage en septembre 2015, quelque 60 000 Iraniens s’étaient rendus à la Mecque. Une gigantesque bousculade avait fait 2 300 morts dont 464 Iraniens. L’Iran avait accusé les autorités saoudiennes d’en être responsables.

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