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Iran : nouvelles peines de 10 ans de prison pour des personnalités bahaïes

Mahvash Sabet et Fariba Kamalabadi ont déjà purgé 10 ans de prison pour leur militantisme ; les bahaïs sont considérés comme des hérétiques et qualifiés d'espions liés à Israël

Illustration : Des membres de la communauté bahaïe protestent à l'extérieur d'une cour de sécurité de l'État lors d'une audience dans le cas d'un compatriote bahaïe soupçonné de contacts avec Israël et accusé de chercher à établir une base pour la communauté au Yémen, à Sanaa, au Yémen, dimanche 3 avril 2016. (Crédit : AP/Hani Mohammed)
Illustration : Des membres de la communauté bahaïe protestent à l'extérieur d'une cour de sécurité de l'État lors d'une audience dans le cas d'un compatriote bahaïe soupçonné de contacts avec Israël et accusé de chercher à établir une base pour la communauté au Yémen, à Sanaa, au Yémen, dimanche 3 avril 2016. (Crédit : AP/Hani Mohammed)

Deux figures de premier plan de la minorité religieuse bahaïe, interdite en Iran, ont été condamnées à une nouvelle de peine de 10 ans de prison chacune, a annoncé dimanche un groupe représentant cette communauté à l’ONU.

Mahvash Sabet, 69 ans, et Fariba Kamalabadi, 60 ans, qui avaient toutes deux déjà purgé 10 ans de prison pour leur activité militante, ont été condamnées à de nouvelles peines après un procès qui a duré une heure le 21 novembre, a indiqué la Communauté internationale bahaïe (BIC) dans un communiqué.

Les deux femmes avaient été arrêtées fin juillet dans le cadre d’une nouvelle campagne de répression contre les bahaïs, estimés à quelque 300 000 en Iran.

La République islamique d’Iran accorde la liberté de culte à des minorités non musulmanes, notamment aux chrétiens, juifs ou zoroastriens, mais pas aux fidèles de la foi bahaïe. Leur siège mondial historique des bahaïs se trouve à Haïfa, une grande ville du nord d’Israël.

Terraces of the Bahai Faith, overlooking Haifa and the coast (photo credit: Oren Fixler / Flash90)
Terrasses des jardins bahaïs, surplombant Haïfa et la côte méditerranéenne. (Crédit : Oren Fixler/Flash90)

Les bahaïs sont considérés en Iran comme des hérétiques et qualifiés d' »espions » liés à Israël, ennemi juré de Téhéran.

Au moins 90 bahaïs sont actuellement en prison ou soumis à une surveillance, affirme BIC, faisant état en outre de 320 actes individuels de persécution contre les bahaïs dans la répression depuis fin juillet.

Des maisons ont d’autre part été détruites et des entreprises fermées dans le cadre de cette répression, ajoute-t-on de même source.

« Il est profondément affligeant d’apprendre que ces deux femmes bahaïes, qui ont à la fois déjà et injustement perdu une décennie de leur vie en prison pour leurs convictions, sont à nouveau incarcérées pour encore 10 ans pour les mêmes accusations ridicules », a déploré Simin Fahandej, représentante du BIC auprès de l’ONU à Genève.

« Il n’y a pas de mots pour décrire cette injustice absurde et cruelle », a-t-elle ajouté.

On ignore les accusations précises portées contre elles, mais le ministère iranien des Renseignements avait indiqué début août avoir arrêté « un certain nombre de membres » de la communauté bahaïe, les accusant d’espionnage en lien avec Israël et de propagation de leur foi.

L’Iran est aussi le théâtre de manifestations déclenchées le 16 septembre par la mort de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, après son arrestation par la police des mœurs pour avoir, d’après celle-ci, enfreint le code vestimentaire strict de la République islamique.

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