Iran : Une attaque de drone liée à Israël aurait endommagé du matériel de l’AIA
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Iran : Une attaque de drone liée à Israël aurait endommagé du matériel de l’AIA

Des dispositifs de surveillance ont été détruits sur le site de TESA ; l'organisme de surveillance nucléaire affirme que cela a nui à sa surveillance de l'activité nucléaire

Le drapeau iranien devant le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique à Vienne, en Autriche, le 24 mai 2021. (Crédit : Florian Schroetter/AP)
Le drapeau iranien devant le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique à Vienne, en Autriche, le 24 mai 2021. (Crédit : Florian Schroetter/AP)

L’organisme de surveillance nucléaire des Nations unies a déclaré que certains de ses équipements de surveillance avaient été endommagés lors d’une attaque menée en juin contre un site nucléaire iranien, attaque qui a été liée à Israël.

L’attaque de drone de juin aurait touché l’Iran Centrifuge Technology Company, ou TESA, dans la ville de Karaj, au nord-ouest de Téhéran.

Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’explosion a détruit l’une de ses caméras sur le site et en a gravement endommagé une autre.

L’AIEA a écrit dans son rapport que l’incident avait nui à la capacité de l’agence à surveiller les activités iraniennes sur le site. L’organisation a également déclaré que l’Iran ne lui avait pas remis ce qu’il reste des équipements.

L’Iran n’avait à l’époque pas identifié qui était derrière l’attaque, bien que le pays ait accusé Israël d’avoir mené des frappes similaires sur ses installations nucléaires ces dernières années. Les responsables avaient affirmé que l’attaque n’avait pas réussi à causer de dommages, bien que des photos satellites du site aient indiqué le contraire.

L’Iran avait interdit aux inspecteurs de l’AIEA d’entrer sur le site en février, mais avait néanmoins permis au groupe de surveillance de maintenir son équipement en place.

Le Premier ministre Naftali Bennett avait semblé faire allusion au rôle d’Israël dans l’explosion au lendemain de la frappe. « Nos ennemis savent – pas par des déclarations, mais par des actions – que nous sommes beaucoup plus déterminés et beaucoup plus intelligents, et que nous n’hésitons pas à agir quand cela est nécessaire », avait déclaré Bennett dans un discours depuis Hatzerim, une base de l’armée de l’air.

Le site de production de centrifugeuses figurait sur une liste de cibles qu’Israël a présentée à l’administration Trump l’année dernière, alors que le pays suggérait de frapper le site d’enrichissement d’uranium à Natanz et d’assassiner Mohsen Fakhrizadeh, scientifique qui a lancé le programme nucléaire militaire iranien il y a des décennies, avait rapporté une source du renseignement au New York Times.

Fakhrizadeh a été tué en novembre 2020 dans une attaque que l’Iran a imputée à Israël, tandis qu’une mystérieuse explosion a endommagé un grand nombre de centrifugeuses sur le site de Natanz en avril 2021. L’ancien chef du Mossad a récemment indiqué dans une interview qu’il a donnée après avoir quitté ses fonctions qu’Israël était derrière cet incident.

Alors que l’Iran soutient que l’installation de Karaj est utilisée à des fins civiles, elle a été soumise à des sanctions des Nations unies, de l’Union européenne et des États-Unis pour son implication dans les programmes nucléaires et de missiles balistiques de l’Iran. Les États-Unis ont levé ces sanctions dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015, mais les ont ensuite réimposées en 2018 quand Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord.

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