Israël affirme renforcer ses sites nucléaires en raison de la menace iranienne
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Israël affirme renforcer ses sites nucléaires en raison de la menace iranienne

Le dirigeant de l’énergie atomique israélienne a déclaré lors d’une conférence internationale que l’État juif modernisait ses installations afin de "résister à toute attaque"

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Vue partielle de la centrale nucléaire de Dimona, dans le Néguev, au sud d'Israël, le 8 septembre 2002. (Crédit : Thomas Coex/AFP)
Vue partielle de la centrale nucléaire de Dimona, dans le Néguev, au sud d'Israël, le 8 septembre 2002. (Crédit : Thomas Coex/AFP)

Le responsable israélien de l’énergie atomique a déclaré mardi lors d’un forum international que le pays renforçait ses installations nucléaires en raison des menaces proférées par l’Iran et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Ce genre de commentaire est très rare de la part d’Israël, qui préfère généralement rester silencieux sur ses activités nucléaires.

Le chef de la Commission israélienne de l’énergie atomique, Ze’ev Snir, a tenu ces propos lors du forum de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne mardi.

« La République islamique d’Iran appelle ouvertement et explicitement à la destruction d’Israël », a déclaré M. Snir dans son discours.

« Nous ne pouvons ignorer les menaces répétées et explicites de l’Iran et de ses mandataires d’attaquer les sites nucléaires d’Israël », a-t-il déclaré.

« Ces menaces scandaleuses obligent Israël à prendre des mesures et à continuer à protéger et à défendre ses installations nucléaires. Ces installations sont constamment mises à jour et renforcées, conformément aux directives de sécurité de l’AIEA, afin de résister à toute attaque », a ajouté Snir.

Le dirigeant de l’énergie atomique israélienne semblait faire allusion aux propos de Hassan Nasrallah, chef du groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran, qui a souvent menacé d’attaquer la centrale nucléaire israélienne de Dimona.

Snir a appelé l’organisme international, qui surveille les activités nucléaires dans le monde, à se concentrer davantage sur l’Iran et la Syrie, qui, a-t-il déclaré, « constituent des menaces de prolifération importantes dans la région et le monde ».

Il a noté que la Syrie avait construit un « réacteur nucléaire militaire secret non déclaré » dans la région de Deir el-Zour au début des années 2000 – qu’Israël a bombardé en 2007.

Snir a également souligné que l’accord nucléaire iranien de 2015, connu officiellement sous le nom de Plan d’action global commun, était nécessaire en raison des efforts répétés de la République islamique pour obtenir une arme atomique.

« Il n’y a pas d’autre pays au monde soumise à un JCPoA. L’Iran est le seul pays qui a un tel accord, notamment à cause de ces violations, et parce qu’il menace la paix et la sécurité régionales », a déclaré Snir.

Le directeur général de la Commission israélienne de l’énergie atomique a également demandé à l’AIEA de retirer à son ordre du jour permanent les questions relatives aux capacités nucléaires présumées de l’État juif.

« Le point intitulé ‘Capacités nucléaires israéliennes’, inscrit chaque année à l’ordre du jour, est dicté par des considérations politiques et contredit l’esprit et le mandat de l’AIEA », a déclaré Snir.

« Israël considère que la discussion de cette question à la Conférence générale porte atteinte à la crédibilité de l’Office en tant qu’organisation professionnelle », a-t-il déclaré.

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