Israël approuve l’accès des territoires palestiniens à la téléphonie mobile 3G
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Israël approuve l’accès des territoires palestiniens à la téléphonie mobile 3G

La Cogat a annoncé la signature d'un "protocole d'accord" avec le ministre palestinien des Affaires civiles Hussein al-Cheikh

Le ministre palestinien des affaires civiles, Hussein al-Sheikh, à droite, et le coordinateur israélien des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), le  Major Général, Yoav Mordechai, signent un "mémorandum d'accord" qui pourrait ouvrir le service 3G dans les zones palestiniennes en trois à six mois, le 19 novembre 2015 (Crédit : IDF)
Le ministre palestinien des affaires civiles, Hussein al-Sheikh, à droite, et le coordinateur israélien des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), le Major Général, Yoav Mordechai, signent un "mémorandum d'accord" qui pourrait ouvrir le service 3G dans les zones palestiniennes en trois à six mois, le 19 novembre 2015 (Crédit : IDF)

Israël et l’Autorité palestinienne ont signé un accord prévoyant l’accès à la téléphonie mobile 3G aux opérateurs palestiniens dans les territoires, ont annoncé jeudi des responsables israéliens.

La Cogat, l’organe du ministère israélien de la Défense chargé de coordonner les activités israéliennes dans les territoires palestiniens, a annoncé la signature d’un « protocole d’accord » avec le ministre palestinien des Affaires civiles Hussein al-Cheikh, ouvrant la voie à la mise à la disposition du service mobile de haut débit, la 3G, par les sociétés palestiniennes de téléphonie mobile aux Palestiniens.

Cet accord répond à une critique de longue date qu’Israël restreignait l’accès des Palestiniens à des vitesses plus rapides dans le domaine de l’Internet mobile.

Le ministre de l’Autorité palestinienne des Affaires civiles, Hussein al-Sheikh et le major général, Yoav Mordechai, ont signé un « mémorandum d’accord » jeudi matin, qui, selon les responsables signifierait que le service 3G, utilisé comme une norme standard dans la plupart des pays, pourrait être disponible dans trois à six mois.

Selon les termes des accords d’Oslo, qui régissent les relations entre Israël et l’Autorité palestinienne autonome, Israël réglemente les fréquences mises à la disposition des compagnies de mobiles dans les zones gouvernées par les Palestiniens mais a l’obligation de permettre à l’infrastructure des communications palestiniennes qui est séparée de celle d’Israël.

L’ouverture de fréquences 3G aux entreprises palestiniennes Wataniya et Jawwal a longtemps été une demande des responsables et des activistes palestiniens.

Les entreprises palestiniennes ont été obligées de proposer seulement des offres, 2G, qui ont une vitesse plus lente, ralentissant ainsi le flux de données vers les téléphones mobiles des Palestiniens et étouffant l’accès facile aux médias sociaux et aux autres activités en ligne.

En août, Israël et l’AP étaient parvenus à une « percée » lorsque le ministère de la Communication d’Israël a accepté en principe d’ouvrir les fréquences cellulaires plus rapides aux entreprises palestiniennes.

Les responsables n’ont pas donné plus de détails sur le contenu de l’accord signé jeudi, mais Israël a déclaré dans un communiqué publié par le bureau de Mordechai que la décision d’approuver les fréquences « a été prise après un examen de l’establishment de la sécurité et la fin du travail du personnel professionnel avec le ministère de la Communication israélien ».

L’infrastructure de la communication palestinienne, à la fois entre Gaza et la Cisjordanie et entre la Cisjordanie et le reste du monde, utilise les réseaux israéliens.

Israël a démontré sa capacité à intervenir sur cette infrastructure pendant la guerre de l’été 2014 avec le Hamas à Gaza, où l’armée israélienne a envoyé en masse des messages de mises en garde contre des frappes aériennes aux Gazaouis ou pour envoyer des messages anti-Hamas.

Un policier palestinien se tient à côté d'une affiche informant le président américain Barack Obama : "nous n'avons pas de 3G en Palestine," dans la ville de Ramallah en Cisjordanie en 2013 (Crédit : Issam Rimawi / Flash90)
Un policier palestinien se tient à côté d’une affiche informant le président américain Barack Obama : « nous n’avons pas de 3G en Palestine, » dans la ville de Ramallah en Cisjordanie en 2013 (Crédit : Issam Rimawi / Flash90)

Les experts ont noté que les réseaux 3G sont moins ouverts à de telles interventions et laissent moins de marge à la surveillance que le réseau 2G palestinien existant, les amenant à s’interroger si les négociations AP-israéliennes qui ont mené à l’ouverture des fréquences, comprennent un accord sécuritaire entre les parties.

Le ministre de l’Autorité palestinienne de la Télécommunications, Allam Mousa, avait déclaré à Reuters en août, quand les négociations en vue de l’accord maintenant signé étaient en cours, que « certaines propositions ont été faites [par Israël] en conformité avec nos exigences et certaines modifications ont été apportées qui pourraient être étudiées et qui pourraient nous permettre d’obtenir ce que nous voulons ».

Les responsables sont également restés muets jeudi sur ce que l’accord pourrait signifier en termes pratiques pour les résidents de la bande de Gaza, qui vivent en dehors du contrôle israélien et de l’Autorité palestinienne après le coup de 2007 du Hamas qui a conduit à l’éviction de l’Autorité palestinienne du territoire côtier.

Jawwal a lancé son service 2G en Cisjordanie en 1998, et Wataniya en 2002.

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