Israël aurait bombardé des positions de l’Etat islamique dans le sud de la Syrie
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Israël aurait bombardé des positions de l’Etat islamique dans le sud de la Syrie

Les médias de l'opposition affirment qu'Israël a tiré des missiles sol-sol sur des positions du groupe terroriste durant une offensive rebelle

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Photo d’illustration : De la fumée apparait au loin après les frappes aériennes signalées sur la ville de Daraa, dans le sud de la Syrie, le 22 février 2017 (Mohamad Abazeed / AFP)
Photo d’illustration : De la fumée apparait au loin après les frappes aériennes signalées sur la ville de Daraa, dans le sud de la Syrie, le 22 février 2017 (Mohamad Abazeed / AFP)

Les médias syriens ont rapporté qu’Israël avait ciblé jeudi plusieurs positions appartenant à un groupe affilié à l’Etat islamique dans le sud de la Syrie.

Les frappes aériennes présumées auraient eu lieu lors d’une offensive menée par des groupes rebelles contre le groupe affilié à l’Etat islamique, connu sous le nom d’Armée Khalid Ibn al-Walid, dans la zone autour de la ville de Daraa.

Zaman al-Wasl, un media pro-rebelle, a cité des militants locaux affirmant que « l’armée de l’air israélienne avait pilonné les bastions [de l’Etat islamique] » durant l’assaut.

D’autres médias de l’opposition syrienne ont précisé que quatre missiles sol-sol avaient été lancés sur des positions de l’Armée Khalid Ibn al-Walid.

Ceci n’a pu être vérifié dans l’immédiat.

L’armée israélienne ne commente pas les informations concernant ses activités présumées en Syrie.

Israël a maintenu une politique publique d’intervention limitée dans la guerre civile syrienne.

Le Premier ministre et les hauts responsables de la Défense ont déclaré qu’Israël n’agissait en Syrie que lorsque des « lignes rouges » étaient franchies, notamment en représailles à des attaques délibérées ou accidentelles contre Israël depuis le sud de la Syrie ou lorsque des armes avancées sont transférées au groupe terroriste du Hezbollah, soutenu par l’Iran.

Certaines sources affirment cependant que d’autres activités israéliennes qui ne semblaient pas faire suite à un « franchissement de la ligne rouge » sont survenues.

En octobre dernier, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a signalé qu’Israël avait mené des frappes aériennes contre l’Armée Khalid Ibn al-Walid, tuant 10 personnes, dont deux femmes soupçonnées d’être des épouses de combattants de la faction.

L’Observatoire n’a fourni aucune preuve qu’Israël avait mené l’attaque. Il s’est appuyé sur un réseau de sources sur le territoire syrien, et expliqué qu’il déterminait l’origine des avions qui effectuent des raids en fonction de leur type, de leur position, de leurs schémas de vol et des munitions utilisées.

En novembre 2016, l’armée israélienne a déclaré qu’elle avait pris pour cible des membres de la Brigade des martyrs de Yarmouk suite à des tirs sur un soldat israélien sur les hauteurs du Golan.

L’Armée Khalid Ibn al-Walid a été formée en mai 2016. Il s’agit d’une alliance de plusieurs groupes djihadistes, dont la plus importante, la Brigade des martyrs de Yarmouk, a été classée par Washington sur la liste des groupes terroristes.

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