3 Israéliens blessés à Sderot après les multiples roquettes tirées par le Hamas
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3 Israéliens blessés à Sderot après les multiples roquettes tirées par le Hamas

Deux jeunes Palestiniens auraient été tués dans une riposte israélienne qu'Israël a menée après une confrontation nocturne avec le mouvement terroriste islamiste du Hamas

Des roquettes palestiniennes tirées de la ville de Gaza vers Israël, le 14 juillet 2018. (Crédit : AFP / BASHAR TALEB)
Des roquettes palestiniennes tirées de la ville de Gaza vers Israël, le 14 juillet 2018. (Crédit : AFP / BASHAR TALEB)

Trois israéliens ont été blessés par une roquette qui s’est abattue samedi en fin d’après-midi sur le toit d’une maison à Sdérot (sud), localité israélienne limitrophe de la bande de Gaza, ont indiqué samedi les services d’urgence israéliens.

La frappe israélienne qui aurait tué samedi deux adolescents de 15 et 16 ans visait un immeuble dans l’ouest de la ville de Gaza, a indiqué le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne, dirigé par le groupe terroriste palestinien du Hamas. Les deux jeunes se trouvaient dans la rue en bas de cet immeuble, vide au moment du raid, selon une source palestinienne.

Selon des sources palestiniennes et des témoins, les avions de chasse israéliens ont attaqué des cibles du Hamas dans l’ensemble de l’enclave samedi en début d’après-midi, sans faire de blessé.

Selon les mêmes sources, des tirs de roquettes et d’obus de mortier ont été effectués vers Israël depuis le territoire palestinien, comme ça avait été déjà le cas dans la nuit lors d’une première série de raids d’Israël, en guise de représailles.

L’armée israélienne a dit que les sirènes indiquant aux civils qu’ils devaient se rendre aux abris avaient retenti samedi dans toutes les zones israéliennes limitrophes de la bande de Gaza.

Selon le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne, les raids de samedi après-midi sont « la plus importante opération diurne (de l’armée de l’air) dans la bande de Gaza depuis la guerre de 2014 ».

Quarante cibles ont été touchées, dont deux tunnels et un quartier général du Hamas dans le nord de l’enclave palestinienne, d’après lui.

« Le Hamas a dépassé la limite avec sa soi-disant +Marche du retour+ qui consiste dans les faits en des actes de violence, des attaques contre la clôture de sécurité, des tirs de roquettes contre le territoire israélien et des lancements de ballons et cerfs-volants incendiaires », a par ailleurs averti le porte-parole militaire.

Aux premières heures de samedi, l’armée israélienne avait dit avoir effectué des raids nocturnes contre des cibles du Hamas, notamment deux tunnels et un camp d’entraînement du groupe terroriste, en riposte à des « actes de terreur pendant les violentes émeutes qui ont eu lieu le long de la clôture de sécurité » vendredi.

Cela « s’ajoute aux attaques quotidiennes contre le territoire israélien via le lancement de ballons incendiaires depuis la bande de Gaza », avait-elle ajouté.

Un Palestinien prépare un ballon qui sera attaché à des matériaux inflammables puis sera envoyé par les airs vers Israël près de la frontière israélo-gazanaise, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 17 juin 2018. (Abed Rahim Khatib/Flash90)

Selon des témoins dans la bande de Gaza, les frappes n’ont pas fait de blessé. Elles ont endommagé des infrastructures du Hamas.

Une trentaine de tirs de roquettes et d’obus de mortiers vers le sud d’Israël depuis la bande de Gaza ont eu lieu quasiment simultanément aux raids, a indiqué l’armée.

Ces tirs n’ont pas fait de blessé ni de dégât, selon les médias israéliens.

Les manifestations à la frontière de l’enclave ont été émaillées de violences vendredi. Selon le ministère palestinien de la Santé à Gaza – contrôlé par le Hamas -, un adolescent âgé de 15 ans a été tué et 220 autres Palestiniens ont été blessés par les tirs israéliens.

Un autre émeutier, âgé de 20 ans, qui avait été grièvement blessé par balle vendredi a succombé samedi à ses blessures, a-t-on indiqué de même source.

Selon l’armée israélienne, des grenades, des engins explosifs, des cocktails molotov, des pneus enflammés et des pierres ont été lancées en direction des soldats israéliens, dont l’un a été blessé.

Un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a revendiqué les tirs vers Israël dans la nuit en expliquant dans un communiqué qu’il s’agissait d’une « réponse immédiate de la résistance » aux raids israéliens.

Israël, accusé d’usage excessif de la force lors des manifestations à la frontière, dit tirer en dernier recours pour protéger ses soldats et sa population civile. Il accuse le Hamas de se servir de la protestation pour couvrir des attaques contre les soldats et des tentatives d’infiltration en Israël.

Israël et le Hamas se sont livrés trois guerres depuis 2008.

Fin mai, les forces israéliennes et les groupes armés terroristes palestiniens de la bande de Gaza avaient connu leur plus sévère confrontation depuis la guerre de 2014.

L’armée israélienne avait notamment dit avoir frappé 65 positions militaires du Hamas dans l’enclave en représailles au tir d’une centaine de roquettes et d’obus de mortiers contre son territoire.

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