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Israël et le Liban doivent signer le nouvel accord maritime jeudi – envoyé américain

L'envoyé spécial des États-Unis pour l'énergie, Amos Hochstein, a indiqué qu'il assistera à la cérémonie de signature indirecte

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

L'envoyé américain pour les affaires énergétiques, Amos Hochstein, saluant les journalistes à l'aéroport international Rafik Hariri de Beyrouth après les avoir informés de ses rencontres avec les responsables libanais, à Beyrouth, au Liban, le 9 septembre 2022. (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)
L'envoyé américain pour les affaires énergétiques, Amos Hochstein, saluant les journalistes à l'aéroport international Rafik Hariri de Beyrouth après les avoir informés de ses rencontres avec les responsables libanais, à Beyrouth, au Liban, le 9 septembre 2022. (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)

L’envoyé spécial des États-Unis pour l’énergie, Amos Hochstein, a déclaré, dans l’émission « Face à la Nation » de CNN, que le Liban et Israël signeront jeudi leur nouvel accord sur la frontière maritime. Hochstein a indiqué qu’il assistera à la cérémonie de signature indirecte.

Israël avait espéré une cérémonie avec des officiels israéliens et libanais assis dans la même pièce.

Le cabinet doit se réunir jeudi à 10h30 au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, pour voter sur l’accord.

Des informations de presse faisaient état d’une possible signature jeudi à Naqoura, ville du sud libanais frontalière d’Israël où est basée la Force intérimaire des Nations unies (Finul). Si M. Lapid a confirmé la date de jeudi, il n’a pas précisé les modalités de signature du texte.

Le chef de l’opposition israélienne Benjamin Netanyahu, en campagne contre M. Lapid pour les législatives du 1er novembre, avait fustigé l’accord avec le Liban et affirmé qu’il devait faire l’objet d’un vote de la Knesset (Parlement), voire d’un référendum.

Dans la foulée, différentes organisations de droite avaient déposé quatre recours à la Cour suprême contre l’accord, en soutenant notamment qu’il devait recevoir l’appui du Parlement à l’heure où le gouvernement Lapid a perdu sa majorité ce qui a d’ailleurs catalysé la tenue des élections.

Mais dimanche matin, trois juges du plus haut tribunal en Israël « ont décidé à l’unanimité de rejeter ces quatre appels », impliquant ainsi que l’accord n’avait pas besoin du feu vert du Parlement mais seulement de celui du gouvernement.

Après d’intenses négociations indirectes sous l’égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont annoncé au début du mois être parvenus à un accord pour délimiter la frontière maritime entre ces deux voisins, officiellement en état de guerre, et lever les obstacles à l’exploitation de gisements gaziers.

Le navire flottant de production, de stockage et de déchargement d’Energean arrivant au champ de Karish, en juin 2022. (Crédit : Energean/Autorité du canal de Suez/AFP)

En vertu de l’accord, le champ offshore de Karish se situe entièrement dans les eaux israéliennes. Le Liban pour sa part aura tous les droits d’exploration et d’exploitation du champ de Cana, situé plus au nord-est, dont une partie se situe dans les eaux territoriales d’Israël. Mais « Israël sera rémunéré » par la firme exploitant Cana « pour ses droits sur d’éventuels gisements », selon le texte.

« Les événements récents nous donnent de l’espoir », a commenté lundi le chef de la Finul, le général Aroldo Lazaro.

« Si les deux pays peuvent trouver un terrain d’entente en mer, j’ai l’espoir que, bientôt, ils seront aussi en mesure de le faire sur le sol », a-t-il déclaré à Naqoura, selon son bureau.

L’entrée en fonction du gisement de Karish permettra à Israël d’accroître sa production gazière et ainsi doper ses livraisons par pipeline à l’Egypte, pour ensuite la liquéfier et la transporter en bateau en Europe qui cherche à diversifier ses approvisionnements.

Pour l’heure, Israël exploite les gisements de Tamar et Leviathan en Méditerranée orientale et a indiqué vouloir entamer rapidement la production sur Karish.

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