Israël et le Soudan ont accepté de normaliser leurs relations – Maison Blanche
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Israël et le Soudan ont accepté de normaliser leurs relations – Maison Blanche

Dans ce contexte, Donald Trump va retirer le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme, a annoncé la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump, à gauche, quitte Air Force One à l'aéroport international de Reno-Tahoe le 18 octobre 2020, à Reno, Nevada. (AP / Alex Brandon) / Le général soudanais Abdel Fattah al-Burhan, en bas à droite, chef du conseil militaire, prend la parole lors d'un rassemblement soutenu par l'armée, dans le district d'Omdurman, à l'ouest de Khartoum, au Soudan, le 29 juin 2019. (AP / Hussein Malla) / Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en haut à droite, s'exprime lors d'un briefing sur le développement du coronavirus dans son bureau de Jérusalem, le 13 septembre 2020. (Alex Kolomiensky / Yedioth Ahronoth via AP, Pool)
Le président américain Donald Trump, à gauche, quitte Air Force One à l'aéroport international de Reno-Tahoe le 18 octobre 2020, à Reno, Nevada. (AP / Alex Brandon) / Le général soudanais Abdel Fattah al-Burhan, en bas à droite, chef du conseil militaire, prend la parole lors d'un rassemblement soutenu par l'armée, dans le district d'Omdurman, à l'ouest de Khartoum, au Soudan, le 29 juin 2019. (AP / Hussein Malla) / Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en haut à droite, s'exprime lors d'un briefing sur le développement du coronavirus dans son bureau de Jérusalem, le 13 septembre 2020. (Alex Kolomiensky / Yedioth Ahronoth via AP, Pool)

Israël et le Soudan vont normaliser leurs relations diplomatiques sous l’égide de Donald Trump, a annoncé vendredi un porte-parole de la Maison Blanche.

« Le président a annoncé que le Soudan et Israël étaient convenus de normaliser leurs relations, une nouvelle étape majeure vers la paix au Moyen-Orient », a tweeté Judd Deere.

Des journalistes ont pu assister dans le Bureau ovale à une conversation téléphonique entre Donald Trump et les dirigeants israélien et soudanais. Ils ont fait la « paix » a dit le président américain.

Dans ce contexte, Donald Trump a décidé de retirer le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme, a annoncé la Maison Blanche.

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a aussitôt remercié le président américain dans un tweet.

Donald Trump « a informé le Congrès de son intention d’annuler formellement la désignation du Soudan comme Etat parrain du terrorisme », a indiqué l’exécutif américain, qualifiant ce développement de « moment charnière » pour le Soudan et les relations entre Washington et Khartoum.

Le président américain Donald Trump annonce que le Soudan normalisera ses relations avec Israël, à la Maison Blanche à Washington, le 23 octobre 2020. (Crédit : Alex Edelman / AFP)

Cette annonce intervient après que le Soudan a « accepté de résoudre certaines demandes des victimes américaines du terrorisme et leurs familles. Hier, en application de cet accord, le gouvernement de transition du Soudan a transféré 335 millions de dollars sur un compte séquestre pour ces victimes et leurs familles », a précisé la Maison Blanche.

Il s’agit notamment des attentats perpétrés en 1998 par la nébuleuse jihadiste Al-Qaïda contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie, et qui avaient fait plus de 200 morts.

Le Soudan, jadis paria de la communauté internationale pour avoir accueilli le chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990, a été condamné à verser de telles indemnisations par la justice américaine.

L’accord ouvre la voie à « un nouvel avenir de collaboration et de soutien à la transition historique en cours » au Soudan, selon la Maison Blanche, qui a salué les autorités de transition du pays.

L’exécutif a enfin appelé le Congrès américain à adopter la loi nécessaire pour mettre en œuvre l’accord.

Le Soudan est depuis 1993 sur cette liste noire américaine, synonyme d’entrave aux investissements pour ce pays pauvre.

Les Etats-Unis ont renoué avec Khartoum déjà sous l’ex-président démocrate Barack Obama, lorsque l’ex-président soudanais Omar el-Béchir a commencé à coopérer dans la lutte antiterroriste et joué le jeu de la paix au Sud-Soudan.

La révolution qui a balayé Omar el-Béchir n’a fait qu’accélérer le mouvement.

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