Israël frappe une base navale du Hamas à Gaza en riposte à un tir de mortier
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Israël frappe une base navale du Hamas à Gaza en riposte à un tir de mortier

Par ailleurs, un adolescent de 15 ans aurait succombé à des blessures reçues lors d’affrontements avec l’armée israélienne à la barrière de sécurité mercredi soir

Une boule de feu au-dessus du bâtiment abritant la chaîne de télévision Al-Aqsa dirigée par le Hamas dans la bande de Gaza lors d'une frappe aérienne israélienne le 12 novembre 2018. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)
Une boule de feu au-dessus du bâtiment abritant la chaîne de télévision Al-Aqsa dirigée par le Hamas dans la bande de Gaza lors d'une frappe aérienne israélienne le 12 novembre 2018. (Crédit : MAHMUD HAMS / AFP)

Tôt jeudi, des avions de chasse israéliens ont bombardé une base navale du Hamas dans la bande de Gaza, quelques heures après que des mortiers tirés depuis l’enclave palestinienne ont visé le sud d’Israël, a déclaré l’armée.

« Les avions de chasse et d’autres appareils ont frappé plusieurs cibles militaires sur des installations du Hamas dans le sud de la bande de Gaza », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué jeudi.

Des médias palestiniens ont annoncé que la cible était une base navale de commandos du Hamas. Une source palestinienne à la sécurité a confirmé qu’une base du Hamas avait été touchée, sans faire de dégâts ni de blessés. Shehab, site d’information lié au Hamas, a déclaré que le site se trouvait au nord-ouest de Khan Younis.

La frappe est intervenue alors que le ministère de la Santé de Gaza tenu par le Hamas avait annoncé qu’un adolescent de 15 ans avait succombé à des blessures reçues lors d’affrontements avec l’armée israélienne à la barrière de sécurité mercredi soir.

L’armée a déclaré que la frappe, qui a eu lieu à 1h30 du matin, constituait une réponse à un projectile tiré de l’enclave palestinienne et aux ballons incendiaires lancés sur Israël mercredi soir.

Quelques heures plus tôt, Tsahal a déclaré avoir tiré un missile de défense aérienne du Dôme de Fer pour intercepter un tir de mortier en provenance de la bande de Gaza.

On ne sait pas précisément si le projectile tiré depuis Gaza a été intercepté ou s’il est tombé de lui-même. Il n’y a pas d’éléments au sujet d’éventuels blessés ou dégâts.

La région frontalière a été le théâtre d’épisodes de violences intenses au cours des derniers jours, alors qu’Israël a mencé des frappes aériennes en réponse aux ballons explosifs lancés de Gaza. Mercredi, trois engins explosifs attachés à des ballons ont été lancés depuis la bande de Gaza et ont explosé au-dessus de communautés dans la région d’Eshkol.

Plusieurs ballons attachés et transportant un modèle en carton d’un drone sont tombés dans un champ de la région d’Eshkol, le 20 février 2019 (Sécurité Eshkol).

Les explosions n’ont fait aucun blessé ni dégâts, a déclaré le conseil régionale d’Eshkol dans un communiqué.

Il y a aussi eu des affrontements nocturnes entre les émeutiers palestiniens et les soldats le long de la barrière de sécurité, y compris mercredi soir.

Tôt jeudi, le ministère de la Santé gazaoui a annoncé que Saif al-Din Abu Zaid, âgé de 15 ans, « avait succombé à des blessures reçues quelques heures plus tôt à la frontière est de Gaza city ».

Ashraf al-Qudra, le porte-parole du ministère de la Santé, a déclaré qu’il avait été touché lors d’affrontements qui ont eu lieu le long de la frontière tard mercredi.

Un porte-parole de l’armée israélienne a refusé de commenter en détail l’incident spécifique, mais a déclaré que des centaines « d’émeutiers » avaient lancé des pierres et des engins explosifs sur les soldats israéliens à la frontière. Les soldats avaient riposté en respect des « procédures d’opération standard ».

Tsahal a déclaré que des sirènes d’alarmes de roquette avaient été déclenchées accidentellement dans la région de Shaar Hanegev alors que les émeutiers tentaient de lancer un engin explosif sur des soldats israéliens le long de la frontière.

Un manifestant palestinien masqué traîne un pneu en flammes pendant une manifestation nocturne près de la clôture le long de la frontière avec Israël, à l’est de la ville de Gaza, le 11 février 2019. (Photo par MAHMUD HAMS / AFP)

Lors des émeutes nocturnes, menées par ce que l’on a qualifié « d’unités de confusion », des participants allument généralement des explosifs sonores, brûlent des pneus et lancent des pierres sur les soldats israéliens de l’autre côté de la barrière de sécurité. Les soldats israéliens ripostent habituellement avec du gaz lacrymogène et, dans certains cas, avec des balles réelles.

Israël a accusé le Hamas, un groupe terroriste qui dirige de facto la bande, d’encourager les émeutes ou de les utiliser comme couverture d’attaques plus sophistiquées. Des analystes pensent aussi que le Hamas utilise les manifestations pour renforcer la pression sur Israël afin qu’il accepte un nouvel accord de cessez-le-feu qui incluerait le transfert de millions de dollars d’aide financière.

Une délégation égyptienne s’est rendue à Gaza cette semaine afin de convaincre les dirigeants du Hamas de limiter les violences. Ils ont prévenu que « la création de tensions à la frontière avec des lancers de ballons incendiaires conduira Tsahal à lancer une opération militaire plus grande dans la bande de Gaza », selon un article du journal libanais Al-Akhbar, qui a cité des sources du Hamas.

Lundi, Ismail Haniyeh, chef du Hamas, a accusé Israël d’avoir rompu un précédent cessez-le-feu, ce qui a conduit à la reprise des affrontements.

Adam Rasgon et l’AFP ont contribué à cet article.

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