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« Je ne suis pas le rabbin Kahane », dit Ben Gvir en réponse à des critiques

Après avoir été accusé par Baruch Mazel d'avoir une "idéologie flexible", le leader d'extrême-droite a affirmé que son parti Otzma Yehudit "n'est pas une continuation de Kach"

Le député Itamar Ben Gvir pendant une conférence de presse avant les prochaines élections à Ramat Gan, le 15 août 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le député Itamar Ben Gvir pendant une conférence de presse avant les prochaines élections à Ramat Gan, le 15 août 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, a répondu aux critiques formulées par l’un de ses anciens alliés politiques dans la journée de mercredi en disant : « Je ne suis pas le rabbin Kahane ».

Baruch Marzel, qui n’avait pas pu présenter sa candidature lors des élections de 2019 aux côtés de Ben Gvir suite à un jugement de la Cour suprême, s’en était pris à son ancien allié au micro de la station de radio 103FM au cours d’une interview, mercredi matin.

« Otzma Yehudit a été établi par nécessité idéologique, pas par nécessité politique. Bien sûr, un candidat se présente à la Knesset pour défendre une idéologie mais si l’idéologie est flexible, alors ce n’est pas une bonne chose de se présenter », avait dit Mazel pendant l’entretien.

Il s’était toutefois refusé à entrer dans le détail de cette apparente « flexibilité idéologique » de Ben Gvir. Il avait choisi de noter que Ben Gvir « n’est pas de gauche, Dieu nous en préserve », ajoutant qu’il était « l’un des politiciens les plus brillants » du moment et une personnalité « très talentueuse. »

Ben Gvir lui a répondu sur Twitter. « Je le respecte… et je n’ai rien à dire de négatif à son sujet », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il pensait que la candidature de Marzel « a été injustement disqualifiée par la Cour suprême » en 2019.

« Je sais quelles sont ses activités et je les respecte, mais je ne suis pas le rabbin Kahane, que Dieu venge son sang et [Otzma Yehudit] n’est pas une continuation du parti Kach », a-t-il ajouté sur le réseau social.

Marzel avait soutenu l’ultra-nationaliste Kahane dans sa jeunesse et il avait été secrétaire de la faction Kach après l’assassinat du rabbin, en 1990. Le parti avait été déclaré organisation terroriste par le gouvernement israélien et par le département américain quelques années plus tard, ce qui avait entraîné son démantèlement.

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