Jordanie : les islamistes remportent 12,3% des sièges au Parlement (résultats préliminaires)
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Jordanie : les islamistes remportent 12,3% des sièges au Parlement (résultats préliminaires)

Les résultats définitifs sont attendus dans une semaine ; la coalition des Frères musulmans a remporté 16 sièges sur 130

Le Premier ministre jordanien Hani Mulqi après la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement de Jordanie au palais royal, à Amman, le 1er juin 2016. (Crédit : AFP/Khalil Mazraani)
Le Premier ministre jordanien Hani Mulqi après la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement de Jordanie au palais royal, à Amman, le 1er juin 2016. (Crédit : AFP/Khalil Mazraani)

La commission électorale a annoncé jeudi les derniers résultats préliminaires des élections législatives de mardi en Jordanie, confirmant un retour au Parlement des Frères musulmans, dont la coalition électorale a remporté 16 sièges sur 130.

Ces résultats confirment les estimations des islamistes, qui avaient indiqué mercredi s’attendre à au moins 16 sièges, soit 12,3%.

La majorité des sièges du futur Parlement qui jouit de pouvoirs limités, est revenue comme à l’accoutumée à des hommes d’affaires et des responsables de tribus loyaux à la monarchie.

Trois sièges de la circonscription d’Al-Badya al-Wosta (au sud d’Amman) n’ont pas été pourvus, la commission électorale ayant annulé le scrutin dans cette région où une dizaines d’urnes ont été détruites par des casseurs. Il sera organisé de nouveau à une date ultérieure. Mais le résultat de ce vote ne changera pas le score des islamistes qui n’ont pas présenté de candidats dans cette circonscription.

Au moins une vingtaine de femmes ont été élues, dont cinq en dehors du quota réservé aux femmes. Parmi les députés élus pour un mandat de quatre ans, figureront aussi neuf chrétiens et trois représentants des minorités circassiennes et tchétchènes.

Les résultats définitifs sont attendus dans une semaine.

Le Front de l’action islamique (FAI), bras politique des Frères musulmans, avait obtenu son meilleur résultat lors des législatives de 1989, avec 22 sièges sur 80.

Le parti avait boudé les élections en 2010 et 2013 pour dénoncer des scrutins entachés d’irrégularités et une loi électorale avantageant les candidats des tribus.

Les islamistes critiquaient également le découpage des circonscriptions électorales, jugé injuste, et exigeaient l’instauration d’un système parlementaire dans lequel le Premier ministre serait issu de la majorité du Parlement, et non plus nommé par le roi.

Près de 1,5 million d’électeurs, sur 4,1 millions d’inscrits sur les listes électorales, avaient voté mardi pour renouveler le Parlement. Ils avaient été 1,2 million lors du dernier scrutin de 2013.

Le scrutin s’est déroulé dans un contexte délicat car l’économie est sévèrement affectée par les conflits faisant rage dans les pays voisins, en Irak et en Syrie, et par l’accueil de centaines de milliers de réfugiés, qui pèse lourdement sur les finances du pays.

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