Kasich critique la “culture de la mort palestinienne” à l’AIPAC
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Kasich critique la “culture de la mort palestinienne” à l’AIPAC

Le gouverneur de l’Ohio promet de défendre Israël de la menace nucléaire iranienne, dit qu’il n’aura pas besoin de “formation sur le tas” s’il est élu président

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le candidat républicain à la présidentielle, le gouverneur de l'Ohio John Kasich, pendant la conférence politique annuelle de l'AIPAC, à Washington, le 21 mars 2016. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)
Le candidat républicain à la présidentielle, le gouverneur de l'Ohio John Kasich, pendant la conférence politique annuelle de l'AIPAC, à Washington, le 21 mars 2016. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)

WASHINGTON – Le candidat républicain à la présidentielle John Kasich a ouvert lundi soir la session plénière de l’AIPAC en essayant de montrer qu’il le meilleur candidat pour mener la politique étrangère et assurer la sécurité d’Israël, jurant de contrecarrer l’Iran et critiquant ce qu’il a appelé une « culture palestinienne de la mort ».

« Je n’aurai pas besoin de formation sur le tas », a déclaré le gouverneur de l’Ohio au public de 18 000 personnes qui remplissaient le centre Verizon, dans le centre de Washington, parlant de lui-même comme le « candidat avec l’expérience en politique étrangère la plus profonde ».

Mais après avoir élaboré son discours avec cela en tête, il a réchauffé la foule en se décrivant lui-même comme « inébranlable dans mon soutien à l’Etat juif. »

S’exprimant en premier un soir qui a rassemblé beaucoup d’attention publique en anticipation du discours de son rival Donald Trump, Kasich a essayé d’affirmer sa force parmi la foule pro-israélienne, promettant de défendre Israël de l’Iran et disant que les Palestiniens devaient reconnaitre Israël en tant qu’Etat juif.

Kasich a déclaré au public que les Etats-Unis devaient suspendre l’accord nucléaire avec l’Iran, qui a été signé l’année dernière et mis en place en janvier, en raison des récents tests de missiles balistiques.

Il a promis que, s’il était élu président, il ne permettrait pas à l’Iran de développer des armes nucléaires, et a également suggéré qu’il ne passerait aucun autre accord qu’il considérait comme inférieur. « Aucun autre accord délirant avec des ennemis autoproclamés, a-t-il déclaré. Aucun autre. »

A la suite de l’accord nucléaire iranien, Kasich avait promis son soutien pour l’aide sécuritaire à Israël, indiquant qu’il soutenait qu’un généreux accord de protocole d’entente soit conclu à la satisfaction d’Israël. « Aucune somme d’argent ne devrait être un obstacle pour s’assurer qu’Israël est sécurisé, a-t-il déclaré. Aucune somme d’argent. »

La partie la mieux accueillie par la foule de son discours est cependant venue quand il a dénoncé les attaques palestiniennes contre Israël, disant qu’elles étaient le résultat d’une « culture de la haine que l’Autorité palestinienne a promue depuis 50 ans », dont il a dit qu’il était « horrifié ».

Alors qu’il soulignait qu’il défendrait le droit d’Israël à exister en tant qu’Etat juif, et promettait de soutenir Israël face à l’hostilité palestinienne, il n’a pas parlé de la recherche d’un accord négocié qui entraînerait une solution à deux états.

Il a ajouté qu’il était partisan que les Etats-Unis reconnaissent Jérusalem comme « la capitale éternelle d’Israël ».

Kasich est considéré par beaucoup comme un outsider, mais il a récemment gagné la primaire de son état, l’Ohio, ce qui lui permet de maintenir vivant son espoir d’émerger comme le nominé dans une potentielle convention négociée (brokered convention).

S’exprimant après Kasich, le président de la Chambre Paul Ryan a annoncé que son premier voyage à l’étranger serait en Israël.

Comme Kasich, il a également promis de ne pas autoriser que le soutien à Israël soit remis en question.

« Je peux vous promettre ici ce soir que tant que je serai président de la Chambre, nous n’autoriserons aucune législation qui divise notre pays à parvenir au parquet sous aucune considération », a-t-il déclaré.

Il a également critiqué l’accord nucléaire.

« Ecoutez, nous voulions tous que les négociations réussissent, mais nous étions censés en obtenir quelque chose. C’est bien de négocier avec nos ennemis, mais pas aux dépens de nos amis. Cela ne nous sécurise pas plus. Et je ne pense pas que ce soit un accident que tous les mois nous entendions l’Iran tester un autre missile balistique », a-t-il déclaré.

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