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La calligraphie arabe inscrite au patrimoine immatériel de l’Unesco

"Beaucoup de gens n'écrivent plus à la main du fait de l'évolution des technologies", et les spécialistes de la calligraphie arabe sont moins nombreux, selon Abdelmajid Mahboub

Mahommet en calligraphie arabe sur le mur d'une mosquée d'Edirne, en Turquie. (Crédit : Nevit Dilmen/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)
Mahommet en calligraphie arabe sur le mur d'une mosquée d'Edirne, en Turquie. (Crédit : Nevit Dilmen/CC BY-SA 3.0/WikiCommons)

L’Unesco a intégré mardi la calligraphie arabe à son patrimoine immatériel, un statut permettant de préserver cette très ancienne pratique artistique largement répandue dans le monde arabo-musulman.

Le projet présenté à l’Organisation de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), a été défendu par seize pays, en tête desquels l’Arabie saoudite, pour lesquels l’islam est la religion dominante ou majoritaire.

L’intégration de la calligraphie arabe a été annoncée par l’agence onusienne sur Twitter.

Le ministre saoudien de la Culture Badr ben Abdallah ben Farhane, cité par l’agence de presse gouvernementale, s’est félicité de cette décision estimant qu’elle allait « contribuer à développer cet héritage culturel ».

« La calligraphie arabe est la pratique artistique qui consiste à écrire à la main l’écriture arabe de manière fluide afin d’exprimer l’harmonie, la grâce et la beauté », a décrit l’agence onusienne.

Le siège de l’UNESCO, avenue Suffren, à Paris. (Crédit : Wikimedia Commons)

Elle « a toujours servi de symbole du monde arabo-musulman », avait affirmé à l’AFP Abdelmajid Mahboub, un cadre de la Société de préservation de l’histoire saoudienne, une ONG investie dans le projet.

Mais « beaucoup de gens n’écrivent plus à la main du fait de l’évolution des technologies », et le nombre d’artistes spécialistes de la calligraphie arabe se réduit fortement, avait-il regretté.

L’inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco, en ce sens, « aura certainement un impact positif » sur sa préservation, avait encore dit M. Mahboub.

Le patrimoine culturel immatériel, ou « patrimoine vivant », est « un héritage de nos ancêtres que nous transmettons à nos descendants », définit l’Unesco. Il comprend « les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et les événements festifs ».

« Pour être définie comme un patrimoine culturel immatériel, une pratique culturelle doit être dynamique… Elle doit avoir un sens dans la vie des gens », selon Tim Curtis, le secrétaire de la convention de l’Unesco sur le sujet, adoptée en 2003.

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