La grève des travailleurs aériens perturbe le trafic
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La grève des travailleurs aériens perturbe le trafic

Les employés protestent contre le projet de supprimer des centaines d'emplois au sein de l'Autorité aéroportuaire israélienne

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Voyageurs dans le hall des départs de l'aéroport international Ben Gourion, le 5 août 2021 (Crédit : Avshalom Sassoni/FLASH90).
Voyageurs dans le hall des départs de l'aéroport international Ben Gourion, le 5 août 2021 (Crédit : Avshalom Sassoni/FLASH90).

Les vols en provenance et à destination du pays ont été perturbés jeudi, les travailleurs ayant lancé une grève au cours de laquelle ils ont notamment interrompu la manutention des bagages.

La grève a commencé dans la matinée de jeudi à l’aéroport Ben Gurion, le principal aéroport international du pays. Les vols à l’aéroport Ramon, dans le sud du pays, deuxième aéroport international d’Israël, subiront également d’importants retards à partir de 14 heures.

En outre, les vols sur un aérodrome de Rosh Pina, dans le nord, ont été interrompus, notamment pour les avions de lutte contre les incendies. Lors des récents feux de forêt dans le pays, les avions ont été sollicités pour lutter contre les incendies, dont un gigantesque incendie près de Jérusalem la semaine dernière.

Environ 25 000 voyageurs devaient passer par Ben Gurion jeudi, dont 10 000 sur des vols de départ, ont rapporté les médias hébraïques.

Les travailleurs protestent contre un plan de l’Autorité aéroportuaire israélienne (IAA) visant à supprimer 350 emplois permanents de ses effectifs en raison d’une réduction des vols due aux restrictions de voyage liées à la pandémie de COVID-19.

L’IAA a déclaré qu’elle demandait une ordonnance du tribunal pour obliger les employés à reprendre le travail. Le syndicat de la Histadrout a déclaré un conflit de travail sur cette question.

Le Premier ministre Naftali Bennett embarque pour Washington, le 24 août 2021. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

Mardi, des travailleurs de la compagnie nationale El Al ont tenté d’entraver le départ du Premier ministre Naftali Bennett pour Washington, où il doit rencontrer le président américain Joe Biden ce jeudi. La manifestation a eu lieu malgré l’accord passé avec la Histadrout de ne pas retarder le vol et les travailleurs se sont finalement dispersés avant l’arrivée de Bennett, ne causant qu’un léger retard.

L’action de jeudi intervient après que les employés de l’aviation ont tenu une grève de deux heures à Ben Gurion la semaine dernière, bloquant les pistes et refusant de décharger les avions qui atterrissaient.

Cette manifestation visait à protester contre les consignes du gouvernement qui ont drastiquement réduit le nombre de passagers et les réservations d’avions, dans un contexte de crise sanitaire résultant de la pandémie de COVID-19.

Des milliers de personnes du secteur ont été licenciées et des milliers d’autres, qui ont été mises en congé sans solde, n’ont pas encore retrouvé leur emploi, selon le Syndicat des travailleurs du transport israélien, qui fait partie de la Histadrout.

La grève de jeudi dernier a été déclenchée par les récentes réglementations sanitaires imposant une quarantaine d’une semaine aux voyageurs en provenance de la plupart des pays, ce qui a provoqué une vague d’annulations.

Dans le cadre des restrictions actuelles, il n’y a que 10 pays d’où les Israéliens vaccinés ou ayant contracté le COVID-19 peuvent revenir sans devoir être mis en quarantaine complète pendant sept jours, mais seulement isolés jusqu’à ce qu’ils reçoivent un résultat négatif.

Ces pays sont : Autriche, Australie, Hong Kong, Hongrie, Taïwan, Moldavie, Nouvelle-Zélande, Chine, Singapour et République tchèque. Mais la plupart de ces pays n’autorisent pas l’entrée des touristes sur leur sol.

Après avoir fait baisser le nombre de cas à un peu plus d’une douzaine par jour en juin, Israël a connu une résurgence des contaminations, avec 10 001 cas diagnostiqués mercredi. Cette vague a été attribuée à la variante Delta, hautement contagieuse, introduite dans le pays par des voyageurs qui n’ont pas respecté les mesures de quarantaine.

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