La Knesset interdit la candidature de Maraana suite aux propos sur Yom HaZikaron
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La Knesset interdit la candidature de Maraana suite aux propos sur Yom HaZikaron

La Cour suprême devrait annuler la décision contre la Travailliste Ibtisam Maraana ; la chef du parti, Michaeli, compare son sort à l'incitation contre Rabin avant l'assassinat

Ibtisam Maraana, membre du Parti travailliste, lors d'une première réunion du Parti travailliste avec les nouveaux élus à Tel Aviv, le 2 février 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)
Ibtisam Maraana, membre du Parti travailliste, lors d'une première réunion du Parti travailliste avec les nouveaux élus à Tel Aviv, le 2 février 2021. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Dans une décision qui devrait être annulée par la Cour suprême, la commission centrale électorale a voté mercredi pour interdire à la candidate n°7 du Parti travailliste, Ibtisam Maraana, de se présenter aux prochaines élections en raison de ses propos controversés concernant Yom HaZikaron et d’autres déclarations que ses détracteurs ont jugées antisionistes.

Deux plaintes ont été déposées contre Maraana : la première par un membre du Parti travailliste, Maozia Segal, un vétéran de Tsahal gravement blessé pendant son service, et soutenu par d’autres membres du parti ainsi que par les partis de droite Likud, Tikva Hadasha et le Parti sioniste religieux ; et la seconde par le parti d’extrême-droite Otzma Yehudit.

Segal a déclaré au radiodiffuseur public Kan que sa requête a été soumise « en raison d’une conviction profonde qu’un citoyen qui s’exprime publiquement, comme l’a fait Maraana, ne peut pas être à la Knesset au nom du Parti travailliste, dont je suis membre ».

Segal a déclaré qu’il était « très triste » que sa plainte ait été entendue en même temps que celle du parti d’extrême droite, parce que cette dernière était politiquement motivée et que « la philosophie d’Otzma Yehudit est très éloignée » de celle du Parti travailliste.

La députée Merav Michaeli, du Parti travailliste, s’exprime lors d’un événement culturel à Kfar Saba, le 2 février 2019. (Flash90)

La dirigeante du Parti travailliste, Merav Michaeli, a critiqué cette décision, affirmant que Maraana avait déjà présenté ses excuses pour ces déclarations. Elle a affirmé que les efforts pour disqualifier Maraana faisaient partie d’un programme d’incitation contre elle, similaire à ce qui avait été dit sur le Premier ministre Yitzhak Rabin avant son assassinat en 1995.

« Nous poursuivons la même campagne d’incitation qui a commencé en 1993 contre Rabin jusqu’à ce moment précis. Il n’y a aucune différence entre ce qu’elle subit et ce qu’on a fait à Rabin », a déclaré Michaeli à la radio de l’armée.

L’affaire va maintenant être portée devant la Cour suprême, dont on sait qu’elle annule les décisions de disqualification de candidats, la dernière en date étant l’interdiction de la députée de la Liste arabe unie, Heba Yazbak, pour avoir partagé des messages sur les médias sociaux qui semblaient faire l’éloge des terroristes.

Le procureur général Avichai Mandelblit avait émis mardi un avis s’opposant à une éventuelle interdiction de Maraana, affirmant qu’après avoir examiné ses déclarations, dont certaines ont fait l’objet d’excuses, il ne pense pas que celles-ci dépassent le seuil fixé par la loi pour justifier son interdiction de se présenter.

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