Candidature d’Ibtisam Maraana : Mandelblit juge qu’elle peut encore se présenter
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Candidature d’Ibtisam Maraana : Mandelblit juge qu’elle peut encore se présenter

Le procureur général a déclaré que les commentaires de la numéro 7 de la liste travailliste ne justifient pas son retrait de la course électorale

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

La réalisatrice Ibtisam Maraana-Menuhin parle de son travail lors d'une projection de film à Jérusalem. (Autorisation)
La réalisatrice Ibtisam Maraana-Menuhin parle de son travail lors d'une projection de film à Jérusalem. (Autorisation)

Le procureur général Avichai Mandelblit a émis mardi un avis s’opposant à l’interdiction faite à une candidate du Parti travailliste arabe de se présenter aux élections de mars en raison de ses commentaires controversés à propos de Yom HaZikaron et d’autres déclarations que ses détracteurs ont jugées antisionistes.

La commission centrale électorale doit examiner une requête visant à empêcher la candidature de la n°7 du Parti travailliste, Ibtisam Maraana, de se présenter au prochain vote parlementaire lors d’une audition mercredi. Même si elle est disqualifiée, la Cour suprême pourrait annuler la décision, comme elle l’a souvent fait dans le passé avec d’autres candidats disqualifiés par la commission.

La requête a été déposée par Maozia Segal, membre du Parti travailliste, un vétéran de Tsahal qui a été gravement blessé pendant son service, et soutenue par d’autres membres du parti ainsi que par les partis de droite Likud, Tikva Hadasha et le Parti sioniste religieux.

La pétition demande qu’elle soit retirée de la liste du Parti travailliste pour avoir déclaré dans le passé qu’elle avait délibérément ignoré les deux minutes de silence annuelles du Yom HaZikaron, qui honore les soldats israéliens tombés au combat et les victimes du terrorisme, ainsi que d’autres commentaires que les pétitionnaires considèrent comme antisionistes ou favorables au terrorisme.

La principale controverse provient d’un post de 2012 de Maraana dans les médias sociaux dans lequel elle a écrit qu’elle avait continué à conduire sa voiture au son de la sirène commémorative annuelle. La majorité des conducteurs en Israël s’arrêtent pendant la sirène et se tiennent debout près de leur véhicule.

Dans le message, Maraana a écrit : « Je ne suis pas restée debout pendant la sirène, je conduisais alors que tout le pays était presque silencieux. J’ai décidé de continuer et il y eut deux merveilleuses minutes pendant la sirène. La route était vide, je n’arrêtais pas de penser à ce qui m’intéressait vraiment à ce moment-là ».

La réalisatrice Ibtisam Maraana-Menuhin lors de la projection d’un film documentaire qu’elle a produit, en 2017. (Autorisation)

M. Mandelblit a déclaré qu’après avoir examiné les déclarations de Maraana, dont elle s’est excusée pour certaines, il ne pense pas qu’elles dépassent le seuil fixé par la loi pour justifier l’interdiction de se présenter.

Selon la « Loi fondamentale : La Knesset », une liste ou un candidat individuel peuvent être disqualifiés si leurs objectifs ou leurs actions, explicitement ou implicitement, nient l’existence de l’État d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, incitent au racisme ou soutiennent une lutte armée d’un État ennemi ou d’une organisation terroriste.

La recommandation du procureur général n’est pas le dernier mot, mais elle a eu un poids significatif sur le sort d’un candidat dans le passé.

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