La loi sur Jérusalem Est est une « déclaration de guerre », selon les Palestiniens
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La loi sur Jérusalem Est est une « déclaration de guerre », selon les Palestiniens

La loi exige un soutien des deux tiers de la Knesset pour approuver l'abandon de toute partie majeure de la capitale

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dirige la réunion du Comité central le 25 novembre 2017 (Osama Falah / WAFA)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dirige la réunion du Comité central le 25 novembre 2017 (Osama Falah / WAFA)

L’Autorité palestinienne a accusé ce mardi Israël de « déclarer la guerre » au peuple palestinien, quelques heures après l’adoption d’un projet de loi par la Knesset rendant plus difficile l’abandon de certaines parties de Jérusalem-Est.

Tôt ce mardi matin, la Knesset a voté pour l’adoption de la loi (64 voix pour et 51 contre), qui exige un vote spécial à la majorité des deux tiers à la Knesset (80 députés sur les 120) pour renoncer à toute partie de Jérusalem, compliquant potentiellement les efforts de paix avec les Palestiniens qui voient la partie Est de la ville comme leur future capitale.

« Ce vote indique clairement qu’Israël a officiellement déclaré la fin du soi-disant processus politique et impose sa politique de facto », a déclaré Nabil Abu Rudeineh, porte-parole de Mahmoud Abbas, président de l’AP, auprès de l’agence de presse Wafa.

L’agence a rapporté qu’il avait qualifié cette nouvelle législation de
« déclaration de guerre ».

Abu Rudeineh a également appelé à une action internationale contre « le comportement incontrôlable d’Israël qui pousse la région dans le chaos ».

« Nous ne permettrons en aucune manière l’adoption de tels desseins dangereux pour l’avenir de la région et du monde », a-t-il déclaré.

Saeb Erekat, négociateur en chef palestinien et secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine, s’exprime lors d’une conférence de presse tenue à Jéricho, en Cisjordanie, le 15 février 2017 (AFP / AHMAD GHARABLI)

Lundi, Saeb Erekat, principal conseiller d’Abbas, a accusé le silence américain et affirmé que la déclaration du président américain Donald Trump concernant Jérusalem avait encouragé la Knesset à adopter cette législation.

« L’administration américaine adopte les positions de l’occupation », a déclaré Erekat, négociateur en chef des Palestiniens, à la radio palestinienne.

« Les Palestiniens se battront contre les tentatives américaines et israéliennes d’imposer leurs solutions. »

La veille, Abbas avait appelé Israël à repenser ses « politiques agressives et ses actions contre notre peuple ».

La législation, un amendement à la Loi fondamentale sur Jérusalem, exige désormais que 80 des 120 députés sont requis pour un transfert de souveraineté de quelque partie de la ville.

La loi de Jérusalem, adoptée en 1980 et modifiée en 2000,
stipulait : « Aucune autorité qui est stipulée dans la loi de l’Etat d’Israël ou de la Municipalité de Jérusalem ne peut être transférée de façon permanente ou pour une période donnée à une entité étrangère, politique, gouvernementale ou à tout autre type d’organe étranger. »

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