La mer de Galilée s’assèche, sa salinité augmente et compromet la qualité de l’eau
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La mer de Galilée s’assèche, sa salinité augmente et compromet la qualité de l’eau

La baisse du niveau du plus grand réservoir d’eau douce d’Israël contraint l’Autorité de l’eau à retirer artificiellement du sel pour maintenir sa potabilité

Des randonneurs surplombant la mer de Galilée (Crédit : Flash 90)
Des randonneurs surplombant la mer de Galilée (Crédit : Flash 90)

La plus grande baisse de niveau du lac de Tibériade provoque une augmentation de sa salinité, ce qui nuit à la qualité de l’eau, rapporte Hadashot mardi.

L’Autorité de l’eau d’Israël travaille d’arrache-pied pour pomper le sel de l’eau du lac, de façon à maintenir sa potabilité. L’Autorité dit extraire chaque année près de 17 000 tonnes de sel.

Hadashot ajoute que de nombreux cours d’eau alimentant le lac de Tibériade sont à sec, à cause de la sécheresse persistante.

En octobre, l’Autorité de l’eau avait alerté sur le niveau dangereusement bas de la mer de Galilée, s’attendant à atteindre « le niveau le plus bas jamais enregistré ».

Le nord d’Israël accuse un déficit de 2,5 milliards de m³ d’eau, comparé aux années sans sécheresse, soit l’équivalent d’un million de piscines olympiques. Cette eau s’écoule normalement via les cours d’eau israéliens et les nappes souterraines vers le lac de Tibériade et autres sources d’eau.

Le nord d’Israël doit recevoir cet hiver au moins 85 % des chutes d’eau hivernales, sans quoi le pays peut s’attendre à un tarissement sévère de ses cours d’eau et eaux de source, notamment la rivière Banias dans le plateau du Golan, ce qui n’est pas arrivé depuis le début des enregistrements des données météorologiques dans la région, il y a plus de 100 ans, affirme Uri Schor, le porte-parole de l’Autorité de l’eau. L’année dernière, le nord d’Israël n’a reçu que 10 % de la moyenne des pluies hivernales.

Schor est en train de mettre sur pied une campagne de sensibilisation pour début 2018 afin d’inciter les gens à économiser de l’eau à la maison.

Doron Markel, le directeur du département lac de Tibériade au sein de l’Autorité de l’eau, a prévenu que les sécheresses répétées de ces dernières indiquent « une situation installée du changement climatique », et le pays doit s’adapter en conséquence.

Melanie Lidman a contribué à cet article.

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