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La municipalité de Tel Aviv approuve une bannière arborant le drapeau palestinien

La bannière de La Paix Maintenant souhaite la bienvenu au président américain et proclame son soutien à une solution à deux États

Une bannière où l'on peut lire "Président Biden, bienvenue dans les deux États que nous aimons le plus", comprenant un drapeau israélien et un drapeau palestinien, dans le cadre d'une campagne menée par le mouvement de gauche La Paix Maintenant, à l'approche de la visite officielle du président américain Joe Biden, est exposée à Tel Aviv, le 11 juillet 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Une bannière où l'on peut lire "Président Biden, bienvenue dans les deux États que nous aimons le plus", comprenant un drapeau israélien et un drapeau palestinien, dans le cadre d'une campagne menée par le mouvement de gauche La Paix Maintenant, à l'approche de la visite officielle du président américain Joe Biden, est exposée à Tel Aviv, le 11 juillet 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Une bannière accrochée par un mouvement de gauche à Tel Aviv, affichant un drapeau israélien et un drapeau palestinien et souhaitant la bienvenue au président américain Joe Biden en Israël, pourra rester en place, a annoncé lundi le mouvement pacifiste.

Le mouvement La Paix Maintenant s’est exprimé sur les réseaux sociaux pour annoncer que la municipalité de Tel Aviv avait annulé la demande faite plus tôt dans la journée de lundi de retirer la bannière, sur laquelle on peut lire : « Président Biden, bienvenue dans les deux États que nous aimons le plus », en dessous des deux drapeaux.

« Félicitations à Ron Huldai, qui a choisi de s’opposer à la pression de l’extrême droite et de se ranger du côté du droit à la liberté d’expression », a tweeté La Paix Maintenant.

Biden devrait atterrir à l’aéroport Ben Gurion mercredi pour une visite en Israël et en Cisjordanie, avant de partir pour l’Arabie saoudite vendredi pour une réunion samedi avec les dirigeants du Moyen-Orient dans le cadre du sommet CCG+3 (le Conseil de coopération du Golfe – Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et EAU, ainsi que l’Irak, l’Égypte et la Jordanie).

Cette visite porte en elle l’espoir d’un réchauffement des liens entre Israël et l’Arabie saoudite, mais il y a peu d’espoir d’y voir un élan de paix entre Israël et les Palestiniens, malgré les efforts des militants pour la faire passer en tête de l’ordre du jour.

L’agitation du drapeau palestinien est un sujet de discorde en Israël, les gens de droite le considérant comme un symbole du terrorisme, tandis que ceux de gauche le considèrent comme le symbole légitime d’un futur État palestinien.

Des ouvriers israéliens accrochent des drapeaux israélien et palestinien dans le cadre d’une campagne à Ramat Gan, le 1er juin 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Plus tôt cette année, les législateurs de droite ont soutenu une mesure d’opposition pour interdire les drapeaux palestiniens, suite aux critiques de l’université Ben Gurion du Neguev où des drapeaux palestiniens avaient été exhibés lors d’un rassemblement à Beer Sheva.

La loi visant à interdire le déploiement de drapeaux appartenant à des ennemis de l’État d’Israël dans des institutions financées par le gouvernement a été présentée à la Knesset en mai, mais n’a pas franchi les obstacles législatifs nécessaires avant la dissolution du Parlement à la fin du mois de juin.

Dans un affichage similaire à la bannière de La Paix Maintenant, un drapeau palestinien a été accroché à côté d’un drapeau israélien en juin dans la banlieue de Tel Aviv, à Ramat Gan, avec une pancarte indiquant « Nous étions destinés à vivre ensemble », en hébreu et en arabe.

La bannière a été retirée très rapidement, après avoir suscité des critiques sur les réseaux sociaux et des appels publics de la part de législateurs pour son retrait.

La campagne avait été organisée par Mehazkim, un groupe de gauche dont les activités se consacrent à transmettre des messages progressistes dans la sphère publique. L’affichage controversé visait à protester contre une proposition de loi à la Knesset interdisant de hisser en public des drapeaux palestiniens.

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