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La normalisation entre Jérusalem et Ryad sera un processus « long » – Maison Blanche

Le conseiller à la sécurité nationale US Jake Sullivan a indiqué que l'intégration d'Israël dans la région sera au cœur de la visite officielle de Joe Biden au Moyen-Orient

Les troupes spéciales saoudiennes font le salut devant un écran montrant les images du roi saoudien Salman, à droite, et du prince héritier  Mohammed bin Salman après une parade militaire en préparation du pèlerinage annuel du Hajj à la Mecque, en Arabie saoudite, le 3 juillet 2022. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil, File)
Les troupes spéciales saoudiennes font le salut devant un écran montrant les images du roi saoudien Salman, à droite, et du prince héritier Mohammed bin Salman après une parade militaire en préparation du pèlerinage annuel du Hajj à la Mecque, en Arabie saoudite, le 3 juillet 2022. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil, File)

La Maison Blanche a déclaré, lundi, que l’avancée des liens entre Israël et l’Arabie saoudite sera au cœur de la visite officielle du président américain Joe Biden au Moyen-Orient, ajoutant toutefois que la normalisation entre les deux pays sera un « long processus ».

L’avion de Biden doit se poser mercredi sur le tarmac de l’aéroport Ben-Gurion pour un déplacement qui comprendra Israël et la Cisjordanie. Il partira ensuite pour l’Arabie saoudite vendredi. Les responsables israéliens ont fait savoir qu’ils espéraient que ce voyage serait l’occasion de progrès réalisés avec Ryad.

Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a toutefois relativisé les perspectives d’avancées concrètes dans ce dossier à l’occasion de ce déplacement lors d’une conférence de presse qui était organisée à la Maison Blanche, lundi.

« En ce qui concerne Israël et l’Arabie saoudite, je ne vais pas anticiper le travail très intense qui va être effectué pendant ce voyage », a déclaré Sullivan. « La normalisation, sous une forme ou une autre, va être un long processus. »

« Nous sommes assurément concentrés, à la veille de ce départ pour le Moyen-Orient, sur la nécessité de faire des progrès et de trouver un élan dans cette direction », a-t-il ajouté.

Biden deviendra le tout premier leader des États-Unis à prendre en vol direct, cette semaine, entre Israël et l’Arabie saoudite. Dans un article d’opinion publiée samedi dans le Washington Post, il a évoqué ce déplacement direct en le qualifiant de « petit symbole » du réchauffement des liens entre l’État juif et le monde arabe et des « avancées vers la normalisation ».

Sullivan a indiqué que le vol était, en lui-même, « une étape significative et inhabituelle ».

« Cela montre le type de promesse qu’une intégration plus importante peut permettre de tenir », a-t-il dit.

Sullivan a aussi noté que l’Iran devait envoyer des drones armés à la Russie pour sa guerre en Ukraine pendant la conférence de presse. Le programme nucléaire iranien et les autres activités de la région seront également un sujet largement abordé pendant le voyage de Biden.

Le Conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan s’exprime pendant une conférence de presse à la Maison Blanche, à Washington, le 11 juillet 2022. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Sullivan a indiqué qu’il n’y avait aucune échéance concernant la réintégration de l’Iran dans l’accord sur le nucléaire qui avait été conclu avec les puissances mondiales. Il a ajouté que l’accord était « sur la table » pour la République islamique et il a promis davantage de sanctions et de mesures punitives si Téhéran devait refuser un pacte. Cela fait des mois que les négociations sont dans l’impasse.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Idan Roll a déclaré, lundi, que la normalisation avec Ryad se ferait en différentes phases, contrairement à l’annonce-surprise des Accords d’Abraham qui avaient permis à l’État juif de tisser des liens avec les Émirats arabes unis et Bahrein en 2020.

Pour sa part, le ministre de la Défense Benny Gantz a indiqué, la semaine dernière, qu’il pourrait y avoir des « avancées » possibles pendant la visite de Biden concernant la mise en place d’une alliance militaire régionale contre l’Iran qui comprendrait notamment l’Arabie saoudite.

Gantz a récemment évoqué les efforts livrés, sous les auspices des États-Unis, pour établir un pacte de défense antiaérienne régional unissant l’État juif et ses alliés arabes dans la région contre la menace des drones et des missiles iraniens. Les pays qui intégreraient cette alliance comprendraient notamment les Émirats arabes unis, l’Égypte, la Jordanie, Bahreïn, l’Arabie saoudite et le Qatar.

Gantz a par ailleurs dit, lundi, qu’Israël parlerait à Joe Biden de la nécessité d’accélérer les avancées vers la mise en place de cette coalition militaire pendant la visite du président américain, cette semaine.

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