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La Nouvelle-Zélande désigne l’intégralité du Hamas « entité terroriste »

Wellington a également annoncé des sanctions contre une douzaine de citoyens "israéliens extrémistes" accusés de violences contre les Palestiniens

Des Palestiniens prenant le contrôle d'un char israélien après avoir franchi la barrière frontalière avec Israël depuis Khan Yunis, dans le sud de la Bande de Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)
Des Palestiniens prenant le contrôle d'un char israélien après avoir franchi la barrière frontalière avec Israël depuis Khan Yunis, dans le sud de la Bande de Gaza, le 7 octobre 2023. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

La Nouvelle-Zélande a désigné jeudi l’intégralité du Hamas comme « entité terroriste », l’un des seuls pays occidentaux à ne pas avoir franchi ce pas, affirmant que l’ensemble du groupe terroriste islamiste, y compris sa branche politique, portait la « responsabilité » des attaques du 7 octobre.

« L’organisation dans son ensemble porte la responsabilité de ces terribles attaques terroristes », a déclaré le gouvernement néo-zélandais.

« Les attaques terroristes du Hamas en octobre 2023 ont été brutales et nous les avons condamnées sans équivoque », a souligné le Premier ministre Christopher Luxon dans un communiqué.

Des terroristes du Hamas ont mené le 7 octobre une attaque sans précédent dans le sud d’Israël, qui a causé la mort d’au moins 1 160 personnes, en majorité des civils.

Durant l’attaque, 253 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza. A ce jour, 130 otages y sont encore retenus, dont 31 seraient morts.

Le Hamas détient par ailleurs les corps des soldats de Tsahal Oron Shaul et Hadar Goldin depuis 2014, ainsi que deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui sont tous deux censés être en vie après être entrés dans la bande de Gaza de leur propre chef en 2014 et 2015 respectivement.

Capture d’écran d’une séquence bodycam du Hamas alors que des terroristes s’approchent d’un véhicule israélien lors de l’attaque du groupe terroriste le 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël. (Crédit : Service de presse de l’armée israélienne et du gouvernement)

La Nouvelle-Zélande suit ainsi l’Australie, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l’Union européenne, qui avaient déjà désigné la branche armée mais aussi politique du Hamas comme « terroriste ».

Selon la loi néo-zélandaise, cette désignation gèle tous les actifs d’une entité terroriste dans ce pays du Pacifique et rend toute transaction avec elle.

Christopher Luxon a souligné que cette désignation d' »entité terroriste » concernait le Hamas mais « pas le peuple palestinien à Gaza et dans le monde ».

« Cette désignation n’empêche pas la Nouvelle-Zélande de fournir une aide humanitaire et une aide au développement futur au profit des civils de Gaza », a-t-il relevé.

La Nouvelle-Zélande considérait les brigades Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, comme entité terroriste depuis 2010. Mais le pays s’était jusqu’ici montré réticent à suivre l’exemple d’autres pays occidentaux en désignant comme « terroriste » l’ensemble du groupe – qui est également un parti politique et bénéficie d’un large soutien des Palestiniens.

Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, à un rassemblement, à Beit Lahiya le 30 mai 2021. (Crédit : Atia Mohammed/Flash90)

Le Hamas a été créé en décembre 1987 peu après le début de la première Intifada par un groupe d’islamistes se réclamant des Frères musulmans, parmi lesquels l’influent cheikh Ahmad Yassine, qu’Israël a assassiné en 2004.

Acronyme en arabe de « Mouvement de la résistance islamique », le Hamas a été notamment fondé pour contrecarrer le Jihad islamique palestinien pro-Iran et rivaliser avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), mouvement principalement laïc mené alors par Yasser Arafat.

Le Hamas a remporté les élections à Gaza en 2006 et règne depuis lors sans élections sur le territoire.

En juin 2007, à la suite d’une quasi-guerre fratricide contre le Fatah, mouvement au cœur de l’Autorité palestinienne (AP) de Mahmoud Abbas, le successeur de Yasser Arafat, le Hamas prend le contrôle de l’enclave.

Certaines personnalités politiques néo-zélandaises ont demandé que cette désignation « terroriste » s’applique aussi à l’armée israélienne, après sa campagne de bombardements en représailles contre le Hamas à Gaza qui a tué près de 30 000 personnes selon le Hamas, des chiffres invérifiables.

Une telle décision est hautement improbable, mais la Nouvelle-Zélande a également annoncé jeudi des sanctions contre une douzaine de « colons israéliens extrémistes » accusés de violences contre les Palestiniens.

« Nous imposons des interdictions de voyager à un certain nombre de personnes connues pour avoir commis des actes de violence. Ces personnes ne pourront pas se rendre en Nouvelle-Zélande », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Winston Peters.

Les individus n’ont pas été nommés.

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