La police autorise les députés à se rendre au mont du Temple pour un jour “d’essai”
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La police autorise les députés à se rendre au mont du Temple pour un jour “d’essai”

Insatisfait de cette annonce, Yehuda Glick rappelle que le Premier ministre a jusqu’au 15 septembre pour justifier de l'interdiction faite aux députés devant la Haute cour

Les députés Yehuda Glick et Shuli Mualem-Refaeli se voient refuser l'entrée au mont du Temple, dans la vieille ville de Jérusalem, le 23 août 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Les députés Yehuda Glick et Shuli Mualem-Refaeli se voient refuser l'entrée au mont du Temple, dans la vieille ville de Jérusalem, le 23 août 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La police israélienne a annoncé que les députés seront autorisés à entrer sur le mont du Temple durant une journée la semaine prochaine, dans le cadre d’un « essai » en collaboration avec le bureau du Premier ministre.

« La décision a été prise à la lumière de l’amélioration de la situation sécuritaire sur l’esplanade », a déclaré le Bureau du Premier ministre dans un communiqué mercredi.

Cette annonce a eu lieu quelques heures après que les députés Yehuda Glick (Likud) et Shuli Mouallem-Refaeli (HaBayit HaYehudi) ont été stoppés par la police après une tentative d’entrée sur le mont du Temple, par la porte Mughrabi.

Lundi dernier, Glick avait travaillé devant l’entrée du mont du Temple, pour protester contre l’interdiction faite aux députés de se rendre sur le mont du Temple.

Sur le mont du Temple, Yehuda Glick montre à des Juifs religieux un diagramme du Temple juif, qui se trouvait autrefois à l'emplacement du Dôme du Rocher, à Jérusalem, le 17 septembre 2013. (Crédit : Christa Case Bryant/The Christian Science Monitor via Getty Images)
Sur le mont du Temple, Yehuda Glick montre à des Juifs religieux un diagramme du Temple juif, qui se trouvait autrefois à l’emplacement du Dôme du Rocher, à Jérusalem, le 17 septembre 2013. (Crédit : Christa Case Bryant/The Christian Science Monitor via Getty Images)

En réaction à l’annonce de la police mercredi, Glick a indiqué qu’il ne retirerait pas sa requête déposée auprès de la Haute cour de Justice concernant cette interdiction. « Le Premier ministre doit expliquer à la Cour suprême le 15 septembre la raison pour laquelle il n’autorise pas les députés à monter sur le mont du Temple. »

Glick a déclaré jeudi à la radio publique israélienne que la décision d’ouvrir le mont du Temple aux députés pendant une seule journée semblait avoir été prise pour pousser aux affrontements sur le lieu, donnant ainsi au Premier ministre une excuse pour prolonger l’interdiction.

« Quand les députés Ahmad Tibi et Jamal Zahalka [de la Liste arabe unie] passeront devant Oren Hazan [du Likud], ils s’affronteront », a prédit Glick, ce qui suscitera des cris et de potentielles violences sur le lieu saint. Netanyahu pourra ainsi dire à la Haute cour qu’il « a essayé, mais que ça ne fonctionne pas. »

« Je ne veux pas monter sur le mont du Temple en tant que politicien qui veut promouvoir son pouvoir politique, ni participer à des conflits superflus. Je veux y monter en tant qu’individu, en communion avec le Maître de l’Univers », a-t-il dit.

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