La police défend des gardes-frontières ayant abattu une Palestinienne
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La police défend des gardes-frontières ayant abattu une Palestinienne

Les policiers ont ouvert le feu après qu'elle eut ignoré les ordres répétés de s'arrêter, selon la police

Les forces de l'ordre israéliennes sur les lieux d'une attaque au couteau au carrefour Tapuah, près de Naplouse, en Cisjordanie, le 19 octobre 2016. (Crédit : police israélienne)
Les forces de l'ordre israéliennes sur les lieux d'une attaque au couteau au carrefour Tapuah, près de Naplouse, en Cisjordanie, le 19 octobre 2016. (Crédit : police israélienne)

La police israélienne a défendu jeudi des gardes-frontières ayant abattu une Palestinienne de 19 ans qui avait tenté de les attaquer au couteau.

Une vidéo diffusée sur internet montre quatre gardes-frontières qui paraissent tirer à plusieurs reprises sur la Palestinienne alors qu’elle est déjà étendue au sol.

Rahiq Youssef a été tuée mercredi alors qu’elle s’approchait un couteau à la main de gardes-frontières postés à l’intersection de Tapuah, dans le nord de la Cisjordanie, a rapporté la police israélienne le jour-même. Les policiers ont ouvert le feu après qu’elle eut ignoré les ordres répétés de s’arrêter, selon la même source.

Dans la vidéo on entend une voix demander : « Qui a tiré ? » « Nous quatre », répond une autre voix.

Ni les voix, ni l’auteur de la vidéo ne sont identifiés.

La police a indiqué qu’une enquête avait été ouverte, « comme il est de rigueur » après de tels faits, mais elle a défendu les gardes-frontières.

« La vidéo ne montre qu’une image partielle de l’évènement », a dit la porte-parole de la police Louba Samri. « On ne peut pas voir la terroriste marcher en direction des policiers en brandissant un couteau, représentant une menace pour leur vie », a-t-elle ajouté.

Selon elle, les policiers ont procédé à des tirs de sommation avant de la viser. « On peut voir que les hommes cessent aussitôt le feu une fois le danger neutralisé ».

Le ministre de l'Autorité palestinienne des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki. (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)
Le ministre de l’Autorité palestinienne des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki. (Crédit : Issam Rimawi / Flash90 / File)

Les forces israéliennes sont régulièrement accusées par les défenseurs des droits de l’Homme ou de la cause palestinienne d’usage excessif de la force, voire d’exécutions sommaires dans certains cas, à l’encontre des Palestiniens.

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a dénoncé le comportement des gardes-frontières et assuré dans un communiqué que Rahiq Youssef « ne représentait aucun danger pour eux ». Cet évènement n’est qu’un cas parmi « des dizaines » d’autres, a-t-il dit.

Dans l’un des dossiers les plus controversés, un soldat franco-israélien, Elor Azaria, est actuellement jugé par un tribunal militaire israélien, sous l’accusation d’avoir achevé d’une balle dans la tête en mars un terroriste Palestinien gisant à terre, grièvement blessé après avoir attaqué des soldats au couteau.

Elor Azaria devant la Cour militaire de Jaffa, le 5 juillet 2016. (Crédit : Flash90)
Elor Azaria devant la Cour militaire de Jaffa, le 5 juillet 2016. (Crédit : Flash90)
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