La police palestinienne évacue des pèlerins juifs du Tombeau de Joseph
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La police palestinienne évacue des pèlerins juifs du Tombeau de Joseph

Six hassidiques se sont rendus sans autorisation au sanctuaire situé à Naplouse, en Cisjordanie

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des juifs orthodoxes prient au Tombeau de Joseph dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, en 2011. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Des juifs orthodoxes prient au Tombeau de Joseph dans la ville de Naplouse, en Cisjordanie, en 2011. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

La police palestinienne a évacué dimanche matin un groupe de citoyens israéliens qui était entré dans le lieu saint du Tombeau de Joseph, situé à Naplouse, en Cisjordanie, et les a remis aux forces israéliennes, a annoncé l’armée.

Vers l’aube, six juifs ultra-orthodoxes se sont rendus sur le lieu de pèlerinage de la ville palestinienne sans en informer en avance les forces de sécurité.

En de précédentes occasions, les citoyens israéliens entrant sans escorte dans des villes palestiniennes ont été attaqués par des habitants, généralement avec des pierres jetées sur leurs véhicules. Cependant, des incidents plus sérieux ont eu lieu, notamment le lynchage de deux réservistes israéliens qui étaient entrés par accident à Ramallah en 2000.

Quatre des hassidiques ont été arrêtés par la sécurité palestinienne et remis à la police israélienne, a annoncé une porte-parole de l’armée.

Le tombeau de Joseph, à Naplouse. (Crédit : keveryosef.org)
Le tombeau de Joseph, à Naplouse. (Crédit : keveryosef.org)

Les deux autres hommes ont quitté la zone par eux-mêmes, a-t-elle précisé.

Les quatre hommes arrêtés, qui habitent tous à Jérusalem, ont été interrogés pour savoir pourquoi ils avaient « mis en danger leurs propres vies et les vies de soldats israéliens », a déclaré un porte-parole de la police.

Ils devraient être présentés dimanche à la cour de Petah Tikva pour être libérés, probablement sous conditions, a déclaré la police dans un communiqué.

Naplouse, qui se situe au sein des territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, la zone A, est interdite aux civils israéliens.

Pour visiter le sanctuaire, les fidèles juifs doivent être escortés par l’armée israélienne pendant des voyages organisés tous les mois.

Pendant ces visites régulières, les Palestiniens jettent souvent des pierres sur les soldats. Les troupes ont parfois essuyé des tirs.

D’autre part, à Bethléem, l’armée et la police israélienne ont escorté dans la nuit de samedi des dizaines de milliers de fidèles au lieu saint du Tombeau de Rachel. Au même moment, près de 100 juifs religieux étaient protégés par l’armée, la police des frontières et les troupes de l’Administration civile du ministère de la Défense pendant qu’ils visitaient le site d’Alonei Mamre à Hébron. Ces deux visites se sont déroulées sans incident, a annoncé l’armée.

Mardi dernier, des soldats ont escorté quelque 800 fidèles au Tombeau de Joseph. Comme à presque chaque visite, des habitants ont jeté des pierres sur les soldats protégeant les juifs religieux, avant que les troupes ne repoussent les émeutiers par des moyens non létaux. Il n’y a eu aucun blessé grave, ni aucun dégât sur le site.

En septembre, un soldat israélien avait été blessé par balles pendant qu’il protégeait un groupe de juifs qui visitait le Tombeau. Les tirs provenaient de l’entrée du camp de réfugiés de Balata, qui est situé à quelques centaines de mètres du Tombeau, à la lisière de Naplouse.

La semaine précédent cet incident, des dizaines de membres du mouvement hassidique Bratslav avaient été arrêtés par la police après avoir visité le lieu saint sans escorte militaire. Des habitants leur avaient jeté des pierres, et deux hommes avaient été légèrement blessés.

En octobre 2015, le site avait été mis à feu par des émeutiers palestiniens.

Cet incendie avait été condamné par les dirigeants israéliens et par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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