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La remarque d’un juge de la Cour suprême sur une affaire de viol suscite l’indignation

L'ARCCI a déposé plainte contre Khaled Kabub pour avoir libéré un homme suspecté de viol en raison de "l'absence de recours significatif à la violence physique"

Le juge Khaled Kabub au tribunal de district de Tel Aviv, le 13 novembre 2014. (Crédit : Flash90)
Le juge Khaled Kabub au tribunal de district de Tel Aviv, le 13 novembre 2014. (Crédit : Flash90)

La décision d’un juge de la Cour suprême de libérer un violeur présumé, citant l’absence de « violence significative » lors de l’aggression, a suscité l’indignation.

En février, la police a arrêté le suspect Muhammad Tawil, un résident de Jérusalem-Est, accusé d’avoir violé une femme dans les toilettes publiques d’un parc du centre-ville de Jérusalem.

La semaine dernière, il a été révélé que le juge de la Cour suprême, Khaled Kabub, avait accepté l’appel des avocats de Tawil, annulant la décision du tribunal de district de Jérusalem de le maintenir en détention jusqu’à la fin de la procédure. Dans sa décision rendue à la mi-avril, le juge Kabub a écrit qu’une partie de son raisonnement pour libérer Tawil était qu’il n’y avait eu « aucun recours significatif à la violence physique » lors du viol, bien qu’il ait noté que toute affaire de viol comportait « un élément inhérent de violence ».

L’Association of Rape Crisis Centers in Israel (ARCCI – Association des centres d’aide aux victimes de viols en Israël) a déclaré qu’elle avait déposé une plainte contre Kabub auprès du médiateur pour les juges au vu de son commentaire.

« Nous avons averti que sa décision indique l’ignorance et l’inconscience, envoie un message terrible aux victimes et suscite la crainte qu’elle [la décision] soit citée dans les tribunaux inférieurs et cause du tort à d’autres affaires [faisant jurisprudence] », a déclaré l’ARCCI dans un communiqué lundi.

Dans une interview accordée à la chaîne publique israélienne Kan et diffusée dimanche soir, la victime du viol a déclaré que la remarque de Kabub était blessante.

Le tribunal de district de Jérusalem, le 28 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

« L’affirmation selon laquelle il n’y a pas eu de violence physique significative est problématique », a-t-elle déclaré. « C’est clairement inexact, blessant et choquant. »

« Les commentaires de Kabub permettent [aux gens] de dire que je ne me suis pas assez opposée », a-t-elle ajouté.

Elle a ajouté qu’elle se sentait « à nouveau exploitée dans les médias » par ceux qui utilisaient son cas pour faire des commentaires racistes contre les Arabes ou pour soutenir le plan de réforme du système judiciaire du gouvernement, qu’elle ne soutient pas.

La semaine dernière, un groupe de manifestants dirigé par l’organisation de droite Betsalmo et accompagné du député d’extrême-droite Almog Cohen (Otzma Yehudit) s’est rassemblé devant le domicile de Kabub à Jaffa.

Les manifestants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « le viol est un meurtre » et appelaient à une réforme judiciaire. Betsalmo a également déposé sa propre plainte contre Kabub auprès du médiateur pour les juges.

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