La Syrie participe à une réunion panarabe à Amman, une première depuis 2011
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La Syrie participe à une réunion panarabe à Amman, une première depuis 2011

La Syrie a été mise au ban du monde arabe depuis sa suspension après le début de la révolte dans ce pays mais sa réintégration est désormais évoquée

Des soldats pro-gouvernement affichent le drapeau syrien et posent pour une photo dans le village d'al-Sahel, près de Yabroud (Crédit : AFP/STR)
Des soldats pro-gouvernement affichent le drapeau syrien et posent pour une photo dans le village d'al-Sahel, près de Yabroud (Crédit : AFP/STR)

Le président du Parlement syrien a participé dimanche pour la première fois depuis la guerre qui a éclaté en 2011 en Syrie à une réunion interparlementaire arabe à Amman, en plein débat sur un retour de Damas dans les instances panarabes.

Cette 29e session de l’Union interparlementaire arabe, présidée par le chef du Parlement jordanien Atef al-Tarawneh, va réunir pendant deux jours 17 chefs de Parlements et représentants de conseils de la Choura (assemblées désignées dans certains pays du Golfe).

La délégation syrienne est dirigée par le président du Conseil du peuple syrien, Hammouda Sabbagh.

Dans une déclaration devant les participants, M. Tarawneh a pressé ses pairs arabes d' »agir pour un règlement politique de la crise syrienne qui préserve l’unité du peuple syrien et d’œuvrer pour que la Syrie retrouve sa place » au sein du monde arabe.

La Syrie a été mise au ban du monde arabe depuis sa suspension par la Ligue arabe fin 2011, quelques mois après le début de la révolte dans ce pays.

Mais une réintégration de Damas au sein de l’instance est désormais évoquée, et l’Irak, le Liban et la Tunisie ont appelé à un retour des représentants du régime syrien dans cette organisation, dont le prochain sommet est prévu fin mars à Tunis.

Dans le même temps, les Emirats arabes unis ont rouvert en décembre leur ambassade à Damas, après avoir coupé en 2012 leurs relations diplomatiques avec le régime.

Récemment, la Ligue arabe a annoncé qu’elle n’était pas parvenue à un « consensus », l’Arabie saoudite, poids lourd régional opposé au régime syrien, semblant encore réticente à une normalisation des relations avec Damas.

Des résidents druzes du plateau du Golan portent un portrait du président syrien Bashar al-Assad pendant un rassemblement dans le village de Majdal Shams, le 14 février 2019 (Crédit : JALAA MAREY / AFP)

Déclenchée par la répression meurtrière par le régime de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 360 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Le conflit s’est complexifié au fil des années avec l’implication de plusieurs acteurs régionaux et internationaux.

Soutenu principalement par la Russie, le régime syrien a enchaîné ces deux dernières années les reconquêtes territoriales face aux rebelles et jihadistes et contrôle désormais près des deux-tiers du pays.

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