La Turquie rejette des accusations d’Israël sur ses lien avec le Hamas
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La Turquie rejette des accusations d’Israël sur ses lien avec le Hamas

Une enquête du Shin Bet révèle d'importantes activités de blanchiment d'argent du groupe terroriste palestinien du Hamas en Turquie portant sur plusieurs millions de dollars

Illustration du drapeau de la Turquie (Crédit : domaine public)
Illustration du drapeau de la Turquie (Crédit : domaine public)

La Turquie a rejeté mardi des accusations israéliennes de contribuer au renforcement militaire du mouvement terroriste palestinien du Hamas et affirmé qu’elle ne tolérait pas sur son territoire toute activité susceptible de porter atteinte à la sécurité d’un pays tiers.

Selon une enquête du Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien, dont les conclusions ont été rendues publiques lundi, le Hamas « mène en Turquie des activités économiques et militaires sans entraves, car des responsables turcs ferment les yeux et, à l’occasion, les encouragent ».

Des citoyens turcs, « dont certains sont proches du gouvernement » assistent le Hamas dans ses activités, a ajouté le Shin Bet, sans donner plus de précisions sur le type d’aide fournie.

Selon la même source, un ressortissant turc Cemil Tekeli, soupçonné d’aider le Hamas, a été arrêté le 1er janvier en Israël avant d’en être expulsé. Selon l’agence étatique turc Anadolu, M. Tekeli est arrivé dimanche en Turquie.

Lors des interrogatoires de Cemil Tekeli « il s’est avéré que la Turquie contribue au renforcement militaire du Hamas », a indiqué le Shin Bet. L’enquête a par ailleurs permis de révéler d’importantes activités de blanchiment d’argent du Hamas en Turquie portant sur plusieurs millions de dollars.

« Nous rejetons ces allégations sans lien avec la réalité et dénué de sérieux », a affirmé le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy.

« Il est hors de question pour la Turquie d’autoriser sur son territoire des activités susceptibles de menacer la sécurité d’un pays tiers », a-t-il ajouté dans un communiqué.

La Turquie, l’un des principaux soutiens du Hamas, avait critiqué début février le décision de Washington de placer le chef de ce mouvement islamiste, Ismaïl Haniyeh, sur sa liste « terroriste », tout en exprimant le souhait que cette sanction n’aura pas d’impact sur l’aide turque fournie à la bande de Gaza contrôlée par le Hamas.

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