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La veuve de Jamal Khashoggi porte plainte contre NSO Group

Hanan Elatr Khashoggi affirme que Pegasus, le logiciel de l'entreprise israélienne, a été utilisé pour infiltrer son téléphone quelques mois avant l'assassinat de son mari

Un manifestant habillé comme le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman (C) avec du sang sur les mains, demande justice pour le journaliste saoudien disparu Jamal Khashoggi devant l'ambassade saoudienne à Washington, DC le 10 octobre 2018. (Crédit : Jim Watson/AFP)
Un manifestant habillé comme le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman (C) avec du sang sur les mains, demande justice pour le journaliste saoudien disparu Jamal Khashoggi devant l'ambassade saoudienne à Washington, DC le 10 octobre 2018. (Crédit : Jim Watson/AFP)

Hanan Elatr Khashoggi, la veuve du journaliste saoudien assassiné Jamal Khashoggi, porte plainte contre la société de surveillance israélienne NSO Group pour l’utilisation présumée de la technologie du groupe afin d’espionner son mari pendant les mois qui ont précédé son assassinat, a rapporté vendredi l’agence Reuters.

Selon la plainte déposée jeudi dans le district nord de Virginie, le logiciel de NSO aurait été installé dans le téléphone d’Elatr, donnant ainsi accès à tous ses messages durant les mois qui ont précédé l’assassinat de son mari à Istanbul en 2018.

NSO n’a pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters sur la poursuite. La société a déjà nié par le passé que son logiciel Pegasus avait joué un rôle quelconque dans l’assassinat de Khashoggi.

Selon un article du Washington Post publié en 2021, le logiciel espion a été installé sur le téléphone d’Elatr alors qu’elle était interrogée par des agents de sécurité à l’aéroport de Dubaï, quelques mois avant le meurtre de Khashoggi. Selon le groupe de recherche Citizen Lab, le responsable de l’infiltration irrégulière du téléphone était un client des Émirats arabes unis, tandis que le quotidien américain affirmait qu’il s’agissait d’une agence gouvernementale émiratie.

Khashoggi et Elatr, qui est égyptienne, se sont mariés lors d’une cérémonie religieuse musulmane en 2018, mariage qui a ensuite été certifié par un clerc basé en Virginie. Le Washington Post, où Khashoggi tenait une chronique au moment de son assassinat, a indiqué que c’était la quatrième épouse du journaliste saoudien, qui avait divorcé de ses trois épouses précédentes.

Avant d’être tué au consulat d’Istanbul, Khashoggi s’y était rendu accompagné de sa fiancée turque Hatice Cengiz. Dans une tribune publiée en 2018 par le New York Times, Hatice Cengiz a affirmé que Khashoggi y serait allé pour obtenir un document certifiant son divorce d’avec sa troisième épouse en Arabie saoudite.

Une illustration photographique montre un téléphone portable près du logo de la société NSO Group dans la ville israélienne de Netanya, le 9 février 2022. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Le groupe NSO a fait l’objet de nombreuses critiques à travers le monde entier suite aux allégations selon lesquelles le logiciel serait utilisé par les gouvernements pour espionner les dissidents et les défenseurs des droits de l’homme. NSO insiste sur le fait que son logiciel n’a été développé uniquement dans le but d’aider les pays à lutter contre la criminalité et le terrorisme.

De nombreux alliés d’Israël ont exigé des explications après les révélations sur l’utilisation de ce logiciel dans leur pays, créant des incidents diplomatiques. Le ministère américain du Commerce a mis NSO sur sa liste noire, en limitant les liens de l’entreprise basée à Herzliya avec des sociétés américaines, car elle aurait « permis à des gouvernements étrangers de mener des répressions transnationales ».

NSO fait également l’objet de poursuites judiciaires intentées par Apple et Facebook, qui l’accusent de s’être infiltré dans leurs produits.

L’entreprise a également été affecté par une décision israélienne de 2021 visant à renforcer sa supervision des cyber-espace exportés. Le nombre de pays pouvant acheter des logiciels cyber-espace israéliens a été ramené de plus de 100 à 37, suite à des critiques sur le laxisme d’Israël dans la supervision de l’industrie de la surveillance numérique.

Des agences ont contribué à cet article.

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